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Prendre une pause à Bruxelles

Prendre une pause à Bruxelles, c’est prendre le temps de tout et de rien. De trinquer et de rire. De se balader dans les ruelles pavées. De flâner dans les musées….

Petite sélection de ce que j’ai préféré:

* Se faire le coup du road trip. Même si Paris-Bruxelles ce n’est pas bien loin. Juste parce qu’on est heureux d’être tous les trois réunis avec mes frères et que finalement c’est bien plus précieux qu’un voyage à l’autre bout du monde.

* Oublier chez moi le guide que j’avais acheté en partant. Me faire charier par mes frangins. Improviser. S’arrêter quand quelque chose nous plait et pas parce que le livre nous a dit qu’il le fallait.

* La grand place brillant de mille feux juste avant les fêtes de Noël.

Les façades baroques sont fascinantes de beauté. On est tombé par hasard au moment du spectacle son et lumière, c’était féérique! Les maisons s’allumaient les unes après les autres et dévoilaient leurs ornements alambiqués.

*Manger des gaufres ultra caloriques mais tellement bonnes qu’on ne culpabilise pas. Demander même un supplément chocolat. Et de la chantilly tant qu’on y est!

* S’amuser à faire des photos idiotes avec ses frérots et se fabriquer des souvenirs, parce que tout de même on était là pour fêter les 30 ans de notre aîné.

* Chercher Tintin et ses amis partout. Apercevoir Milou sur la rampe d’escalier d’une fresque de street art. Retomber en enfance.

* Regarder le Manneken-Pis sous tous les angles (vous savez le petit bonhomme qui fait pipi) et chercher le meilleur pour faire le selfie idiot qu’on ne voudra pas voir sur facebook ni ailleurs!

*Remonter le temps dans le magnifique décor art nouveau du restaurant du Centre Belge de la bande dessinée. Prendre des forces. Et puis profiter de la visite ensuite.

*Boire une bière, voire même plusieurs, au Delirium café. Devoir choisir entre 2000 variétés de bières différentes alors qu’on est une grande adepte du Monaco (même pas honte!). Regarder la foule. Avoir l’impression d’être de nouveau étudiante.

*Faire n’importe quoi. Des roues. Roulades. Galipettes et autres figures accrobatiques approximatives dans les passages aux arcades somptueuses désertées le soir. S’attendrir en regardant ses deux frères si complices.

* Prendre la pause avec le cadet derrière l’objectif qui se venge à vous faire faire n’importe quoi parce qu’on le coiffait avec des couettes quand il était minot.

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Merci petit frère pour les photos rigolotes. Je n’ai gardé ici que les montrables. J’étais tellement occupée à savourer que je n’en ai moi même pris aucune! Mais finalement, vu tes clichés je crois que j’ai bien fait de m’en remettre à toi.

 

©E. Dutot

Musée des arts forains paris

Le musée des arts forains

En plein coeur de Paris, se trouve un endroit magique. Si un besoin de rêver se fait sentir, si vous voulez retomber en enfance, c’est au musée des arts forains qu’il faut aller de toute urgence. C’est parti pour un tour!

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La visite se fait sur réservation et avec un guide qui vous fera une visite d’espace en espace en racontant de petites anecdotes. Accueil dans une jolie cour arborée après un passage voutée ou des tutus sont suspendus au plafond. Cela vous met tout de suite dans l’ambiance. Autrefois, le quartier de Bercy était le petit coin de campagne de Paris, là où on allait dans les guinguettes pour faire la fête, mais aussi où se trouvait les vignes. Le musée des arts forains se trouve ainsi dans d’anciens chais.

Musée des arts forains extérieur

On continue la promenade qui nous conduira dans quatre espaces aux noms prometteurs : Le théâtre du merveilleux, les Salons Vénitiens, le théâtre de verdure et le musée des arts forains. A l’intérieur que de surprises et de beauté! Un antiquaire, Jean Paul Favand a collectionné des objets du spectacle depuis 1972 et de tous ces objets est né en 1996 le musée des arts forains.

La scénographie est parfaite. On ne sait plus où donner de la tête tellement on a envie de tout regarder dans les details, de la cambrure des chevaux de bois aux anciens tickets de bons pour les manèges. Même les boutiques et les stands de gourmandise sont là.

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Et cerise sur le gateau, certains jeux fonctionnent encore! Et nous voilà à lancer des boules pour faire avancer le personnage avec une envie folle de gagner la course, ou de tourner sur le caroussel, ou encore pédaler comme un fou!

La partie spectacle de marionnette aussi fonctionne très bien et ajoute à la féérie du lieu.

Si vous avez des enfants pas loin, servez vous en d’excuse pour profiter aussi de ce petit bijou de musée. Ils seront ravis et vous aussi!

Musée picasso Ecriture Signature de Picasso

Le (nouveau) musée Picasso

Visité il y a quelques années, la curiosité m’a poussée à découvrir ce que ce célèbre musée Parisien était devenu après de longs travaux. Il a fallu jouer de patience car lors de son ouverture, la foule était au rendez-vous. Maintenant que le temps a passé, qu’il fait beau, c’est le moment parfait pour le (re)découvrir.

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Le musée Picasso, c’est d’abord ce très bel hôtel particulier: l’hôtel Salé. Celui-ci a été construit au XVIIe siècle pour le percepteur des gabelles (taxes sur le sel), Pierre Aubert. On retrouve le style mazarin dans l’architecture combinant formes nouvelles et héritage de François Mansart (à qui l’on doit par exemple le musée Carnavalet). La cour intérieure par laquelle les visiteurs accèdent au musée est pleine de charme. Mais le plus beau est sans conteste le majestueux escalier qui vient d’être rénové.

Un an après la mort de Picasso, en 1974, le choix est fait d’y installer la dation qui fait de la France le premier pays collectionneur au monde de l’artiste. L’hôtel Salé est ainsi restauré par l’architecte Roland Simounet qui ajoute certains amènagements plus modernes s’inspirant de Le Corbusier, tout en conservant les parties historiques. En octobre 1985, le musée Picasso ouvre ses portes.

A partir de 2006, un nouveau chantier de restauration démarre. Il s’agit d’abord des façades et décors extérieurs, puis en 2009 de la partie XVIIe siècle (hall et grand escalier, mais aussi pavage de la cour). Cette remise à neuf est également l’occasion de revoir la circulation dans le bâtiment et les parcours de visites. 2014, le public s’empresse dans le musée dès son inauguration. Les files d’attentes sont interminables. Picasso de son vivant suscitait déjà cet engouement et cette curiosité.

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La visite des collections démarre avec La mort de Casagemas peinte en 1901. Ce jeune artiste était un ami très proche de Picasso. Parti d’Espagne avec lui, ils découvrent ensemble la vie de bohème et d’artiste à Paris. Les jeunes femmes légères aussi, dont l’une, Germaine (danseuse au Moulin Rouge) fera perdre la tête à Casagemas qui tentera de l’assassiner avant de retourner l’arme contre lui. Cette toile est forte. La trace sur la tempe laissée par la balle est bien visible. Ce choix d’oeuvre pour démarrer est surprenant car il va à l’encontre de l’idée que ce fait le grand public de Picasso. Cette toile est assez réaliste dans son dessin et les couleurs sont intenses.

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On continue avec des séries de portraits aux périodes mélangées. Le grand écart est impressionnant entre les toiles de la période bleue qui suivent justement la mort de Casagemas, où Picasso est jeune artiste sans le sou, et les toiles de la maturité où l’on reconnait le trait noir si célèbre formant les distortions des corps.

Un petit passage dans un espace consacré au corps féminin, source d’inspiration majeure. De la putain à l’amante, de la vieille femme malade à la jeune fille gracile, Picasso n’est pas dans une quête du beau mais plutôt d’une certaine forme de vérité, quite à choquer.

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On retrouvera à l’étage d’autres portraits de femmes, plus importantes encore pour l’artiste: sa femme (la ballerine russe Olga avec qui il mènera une vie plus bourgeoise), la tendre Marie Thérèse Walter et la piquante Dora Maar. Et de certains de ces amours passionnés sont nés des tableaux mais également des enfants dont Picasso fera le portrait.

Revenons au rez de chaussée, où le corps de la femme n’est jamais loin. On s’approche alors doucement des Demoiselles d’Avignon qui firent scandale grâce aux croquis et toiles préparatoires. Les statuettes de Nouvelle Calédonie judicieusement accrochées à côté nous rappelle le choc esthétique que fut pour Picasso la découverte des arts dits « premiers » et comment il s’en est servi pour trouver des solutions à la fois en peinture mais aussi en sculpture. Car la collection Picasso regroupe aussi bien les toiles, que les croquis, les dessins, et les sculptures. Picasso est un touche à tout!

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Sans surprise, les toiles de la période où Picasso expérimente le volume avec Braque sont exposées également. La période cubiste est un moment majeur de l’histoire de l’art, avec cette volonté de peindre le réel sous toutes ses facettes. C’est dans cette idée que pour la première fois un artiste introduira le collage dans une toile. Pour Nature morte à la chaise cannée en 1912, Picasso colle une toile cirée imitant le cannage d’une chaise afin d’ajouter du réel à la composition. C’est un geste fondateur. Une violation du statut sacré aussi de la toile, salie ici par une matière commune, vulgaire. Bien plus tard, les artistes du pop art sauront s’en rappeler. Notons tout de même qu’ici les formes voluptueuses des nus féminins se retrouveront dans les courbes des guitares.

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L’atelier Brancusi

Quand on se rend dans le quartier des halles ou que l’on va au centre Pompidou, il y a un endroit que l’on pense peu ou pas à visiter, et c’est bien dommage. Il s’agit de l’atelier de Brancusi.

Artiste majeur du 20e siècle, né en 1876 en Roumanie, c’est à Paris qu’il investit des ateliers jusqu’à sa mort en 1957. L’année précédente, il avait légué à l’état français son atelier du quartier Montparnasse avec tout ce qui s’y trouvait: meubles, recherches, oeuvres en cours ou achevées… L’espace et notre perception de cet espace étant les éléments les plus importants de son travail (notamment avec les fameuses Colonnes sans fin), l’architecte Renzo Piano a cherché à transmettre l’ambiance et les rapports d’échelle entre les oeuvres (qui créent une unité) d’avantage que de reconstituer en détail l’atelier. En effet dans les années 50, Brancusi a du mal à laisser partir ses oeuvres pour les vendre. Lorsqu’il en cède une, il la remplace par son plâtre pour ne pas rompre l’équilibre entre les formes. Mais aussi pour préserver les correspondances entre les matières. Si le plâtre, remplace le marbre vendu il n’en a pas moins d’importance.

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Chaque matériau chez Brancusi a sa vie propre. Une vie qu’il va révéler par un travail de taille et de polissage qui rompt avec le modelage de la sculpture traditionnelle. Si les thématiques s’inspirent encore de la mythologie (Leda, La muse endormie, Prométhée, Danaïde, Fontaine de Narcisse) ou du réel avec tout un bestiaire ( L’Oiselet, L’oiseau dans l’espace, Le poisson, Le coq, Le phoque) et des portraits ( Tête de femme, Tête d’enfant endormi, Mlle Pogany, Madame Eugène Meyer JR…), c’est par le traitement de la matière et la forme que Brancusi réinvente la sculpture.

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Cela lui causera d’ailleurs bien des soucis avec la douane New Yorkaise en octobre 1926. En effet, 20 sculptures dont L’oiseau dans l’espace arrivent de Paris par bateau pour une exposition. La douane intercepte l’ensemble et refuse de considérer les oeuvres comme objets d’art car elles ne sont pas des représentations. Si les objets ne sont pas des oeuvres, elles sont des marchandises (objets en métal manufacturés) et l’artiste doit s’acquitter d’un droit de douane de 40% de leur prix de vente. Brancusi s’en mêle, la presse aussi, et la douane libère provisoirement les sculptures sous l’étiquette  » D’ustenciles de cuisine et matériel hospitalier ». Finalement un procès aura lieu, et les juges se prononceront en faveur de l’artiste:

« L’objet considéré (…) est symétrique et beau dans sa forme, et bien que l’on puisse avoir quelque difficulté à l’associer à un oiseau, il est néanmoins plaisant et très ornemental et, comme nous tenons la preuve que c’est la production originale d’un sculpteur professionnel et que c’est en fait une sculpture et une œuvre d’art selon les autorités auxquelles nous avons référé ci-avant, nous soutenons la réclamation et trouvons qu’il le droit d’entrer sans payer de droits.

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On comprend mieux suite à cette anecdote l’importance de Brancusi pour la sculpture mais aussi pour l’art contemporain qui s’interroge énormément sur la question de l’espace notamment via les installations. Visiter l’atelier c’est donc prendre le temps d’observer ces liens entre les formes et leur environnement. Brancusi c’est d’ailleurs appuyé sur la photographie, et avec Man Ray notamment, pour fixer les compositions mais aussi pour voir l’impact de la lumière sur ces oeuvres pour créer des vibrations de la matière.

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Donc la scénographie du lieu , vous l’aurez compris, comprend les photographies mais aussi l’espace même de l’atelier avec les outils et les oeuvres, comme si Brancusi veneait de quitter la pièce. Pour préserver l’atelier, le visiteur déambule autour et le contemple via des baies vitrées. Je ne vais pas vous mentir, on a envie de les briser pour rentrer à l’intérieur mais du moins c’est cohérent avec le fait que l’assemblage des sculptures et outils dans un même espace fait oeuvre à part entière. J’ai aimé aussi le jardin qui fait un sas avec la ville.

Un tout petit lieu plein de charme au coeur de Paris à découvrir sans plus tarder sur la piazza du centre Pompidou. Et en plus c’est gratuit !

 

Les galeries pour tous interview

Les galeries pour tous: une belle initiative

J’ai rencontré Anaïs un peu par hasard au détour d’un café. Très vite la discussion s’est nouée autour d’une passion commune, l’art, et la volonté de la partager avec tous via la médiation culturelle. Elle m’a raconté son projet, celui de rendre accessible les galeries. Tant de choses à découvrir dans ces lieux que l’on croit souvent à tort réservé à une élite. Moi la première, habituée des musées et autres institutions culturelles, je n’ose pas franchir leurs portes. J’ai adoré la visite avec Anaïs dans les galeries du Marais, aujourd’hui je voulais partager cette expérience fabuleuse avec vous en lui posant quelques questions.

Bonjour Anaïs, alors Les galeries pour tous c’est quoi le concept?

Les galeries pour tous est un blog qui a pour but d’initier les curieux à l’art contemporain à travers l’organisation de visites guidées, de rédactions d’articles sur les expositions, de la création d’un glossaire artistique, etc. La particularité, c’est que ça se passe en majorité dans les galeries d’art du Marais, qui sont des lieux confidentiels ultra-pointus, et donc, assez peu accessibles au commun des mortels ! Pourtant, c’est bien là que ça se passe, car avant de voir un artiste à Beaubourg, il est passé d’abord par là !

Peux-tu te présenter en quelques mots? Quel est le parcours qui t’a conduit à devenir médiatrice?

À la base moi j’étais plutôt destiné à exposer dans une galerie plutôt qu’à la faire visiter, car j’ai fait de longues études d’art (Licence d’arts plastiques à la fac et les Beaux arts). Mais après avoir été photographe pendant un an, je me suis rendu compte que je m’épanouissais plus dans la transmission que dans la création en solo… Je suis avant tout un animal social !

D’ailleurs c’est quoi ta vision de la médiation culturelle?

Faire une médiation, c’est poser une passerelle entre une œuvre et un public, ouvrir une réflexion, donner des clés de compréhension. Pour moi le médiateur donne quelques pistes, et c’est au spectateur de faire le reste du travail. Je pense que c’est ce qui différencie la médiation de la conférence (ça et le salaire !*).

Premier choc esthétique?

J’étais en voyage linguistique à Londres et en visitant le dôme de l’an 2000, j’ai aperçu une sculpture géante (elle devait faire 4 ou 5 mètres), c’était la représentation hyperréaliste d’un ado en slip qui se tenait recroquevillé dans un coin (une sculpture de Ron Mueck). Il avait l’air mal dans sa peau, d’avoir envie de disparaître, de se cacher, mais il était tellement grand que l’on ne voyait que lui… j’avais 14 ans et des tonnes de complexes, du coup ça m’a parlé !

Dernière expo qui t’a marqué?

L’expo ANYWHERE, ANYWHERE OUT OF THE WORLD de Philippe Parreno au Palais de Tokyo a été une énorme claque pour moi ! Il a mis en place un espace d’exposition totalement novateur, où le spectateur est « pris en charge » du début à la fin, dans une circulation contrôlée par l’artiste. On perd ses repères, on écoute ses sens et quand on arrive enfin à lâcher prise, c’est un vrai voyage qui nous attend ! J’ai un peu honte de le dire, mais j’ai été tellement saisie, que j’ai versé une petite larme d’émotion ! Comment ça fonctionne les visites avec toi? Je sillonne les lieux d’art et les galeries, et quand je vois des expositions intéressantes, j’organise une visite guidée. L’idée, ce n’est pas de faire une conférence, mais de tracer ensemble les contours d’une définition de l’art contemporain, tout en donnant quelques clés pour que le visiteur puisse retourner dans les galeries (ou ailleurs) et s’en sortir tous seuls devant les œuvres.

Qui peut participer?

Presque tout le monde ! Les visites sont ouvertes aux amoureux de l’art contemporain, comme aux « curieux » qui le découvrent. Je veille à ce que les activités soient gratuites ou peu chères (les visites guidées sont rémunérées aux pourboires), de manière à ce qu’elles soient accessibles à tous. La seule chose, c’est qu’il faut être prêt à parler de tout et à tout voir, du coup je déconseille ces visites aux enfants.

Comment s’inscrire?

Quand une visite est programmée, elle est annoncée sur mon blog. À partir de là, il faut juste m’envoyer un mail pour réserver des places.

Où rêverais-tu d’emmener des visiteurs?

Pas de rêves à ce niveau-là, seulement des projets ! C’est à moi de faire en sorte d’emmener mes visiteurs où je veux, et qui sait, peut être qu’un jour je les emmènerai visiter les galeries de Londres et New York!

Ta galerie préférée dans Paris?

Question difficile !! Je citerai la galerie du jour et l’espace topographie de l’art pour l’esprit, et les galeries Perrotin et Templon pour la programmation, sans oublier la galerie Rabouan Moussion, qui représente mon artiste préféré, Erwin Olaf**.

Merci Anaïs pour ce beau projet culturel!!!! A très bientôt pour une autre visite

Toutes les infos et le programme des prochaines visites sont par ici: http://lesgaleriespourtous.com/

* Très envie de faire un article là-dessus en ce moment, étant donné la situation des médiateurs culturels qui est de plus en plus précaire!

** Un artiste dont je veux d’ailleurs, bientôt si possible vous parler sur l’ogresse de Paris, qu’Anaïs m’a fait découvrir et dont j’ai voyagé dans l’univers à Rotterdam au Het Nieuwe Instituut.

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Carnet de voyage: La Cappadoce

Konya göreme, ortahisar, vallée des moine, sille, Quelques croquis réalisés en Turquie au gré de mon voyage en famille. Des petits villages, des ruines antiques, de l’artisanat et des paysages somptueux.