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Réinventer le monde de la culture à l’heure du coronavirus

Le monde culturel à l’arrêt

Coronavirus. Le mot qui a fait trembler le monde. Une situation inédite de repli qui a mis en péril de nombreux secteurs économiques. L’un des plus touchés, le monde de la culture. Salles de cinéma, de théâtre, de concerts fermées. Musées : portes closes. Comment survivre pour tous ceux qui vivent de ces métiers? L’incertitude de la réouverture. Des jours d’angoisse. 

La sidération et le repli. La peur. Puis la volonté de trouver d’autres moyens.

Crise ou opportunité, un nouveau regard sur la valeur de l’art? 

Il y a eu un temps où on a vu fleurir les journaux de confinement  déconnectés de la réalité que vivaient de nombreuses personnes, en particulier les plus précaires dont les artistes font souvent partie. Ces textes ou posts sur les réseaux sociaux louant les beautés bucoliques et invitant tout un chacun à une retraite méditative sans prise de recul ont parfois choqué. Le dommage collatéral a été que les autres artistes ou personnes travaillant dans la culture eux ont vu leur parole peu relayée. Pour les plus chanceux (si on peut dire) il y a eu du télétravail ou un chômage qui leur a permis de vivoter. Certains intermittents ont eu peur de ne pas pouvoir réaliser leur cota d’heures nécessaires. Et puis je pense aux vacataires et aux indépendants dont les contrats ont été annulés et donc non payés.

J’ai vu passer une infographie du journal le  Straits times qui disait qu’à la question « quel est le métier le moins essentiel à la survie » les singapouriens avaient répondu : les artistes. 

Ça a rapidement fait le tour sur Twitter en biaisant un peu la question et en reformulant plutôt de cette manière : Les artistes sont en premier sur le podium des jobs les plus inutiles.

Ce qui amène à la réflexion :

Est ce que les artistes seraient vraiment les personnes les plus inutiles en temps de crise sanitaire? 

Et d’ailleurs: Est ce que le point de vue serait le même en France ? 

Pendant le confinement, les gens se sont rués sur la consommation de biens culturels y cherchant l’oubli de la situation par du divertissement, ou alors de la sérénité et du réconfort. Les plateformes de streaming en tout genre ont été prises d’assaut. Certains ont trouvé refuge dans la lecture, allant jusqu’à la rupture de stock pour certains livres.  Des personnes se sont (re)mises à écrire, dessiner, photographier, jouer de la musique… Les ateliers zoom ont commencé à fleurir tout comme les concerts improvisés en direct sur les réseaux sociaux. 

Métier le plus inutile pour la survie du corps et pourtant si essentiel pour nos âmes.

Je crois que si de nombreux artistes et personnes travaillant dans le secteur culturel ont été consternés en voyant ce graphique, c’est qu’il renvoie à une réalité : la précarité et le peu de valeur accordé au travail de la majorité d’entre eux. Et il est temps que cela change. 

Et ça, ça commence par un travail sur soi et sur l’image que l’on a de ce type de métier en envoyant valser une par une chaque croyance limitante qui empêche d’être payé à sa juste valeur, d’être considéré de façon juste ou de vivre plus sereinement son travail de création. 

Si on prend du recul sur le mot crise, on peut changer notre regard pour traverser nos peurs et la difficulté. 

En chinois, le  mot « crise » est composé de deux caractères. Le premier caractère « danger » représente un homme au bord d’un précipice. Le second, souvent associé au vocabulaire des machines, signifie opportunité / chance. 

Avec ce regard, si on observe les plus belles avancées humaines, les découvertes artistiques ou historiques, on sent rend compte qu’elles naissent souvent du chaos.

Renouveau artistique 

De mon côté j’ai choisi de relever le défi suivant: Maintenir le cap sur le projet que je préparais et qui a mis si longtemps à éclore.

Dans l’urgence du confinement, j’ai ouvert un compte instagram pour me mettre au service de qui le souhaiterait. Pendant 30 jours, j’ai proposé chaque jour un petit défi créatif ou de bien être illustré par mes soins. Ce challenge était aussi envers moi même de réaliser chaque jour un dessin. Et puis au bout de 30 jours, j’ai décidé de continuer.

J’ai réussi en parallèle à lancer mon projet d’entreprise sur ulule à la date que j’avais fixé avant le confinement.

Il a fallu pour cela travailler de 23h à 2h avant le réveil de mes filles à 6h30 le matin. Ça a été dur, mais j’y ai vu un test pour mon endurance et ma motivation pour ce projet. 

J’ai reçu de nombreux mots de soutien d’artistes qui souhaiteraient participer et se trouvent actuellement en situation de précarité. C’est difficile d’investir en soi quand on est déjà en grande difficulté. Le mode survie ne permet pas de voir plus loin. J’ai longtemps été dans cet état de précarité, dans ces moments là on pense déjà à remplir le frigo. Je me rappelle d’avoir écrit un article ici quand je traversais cela: génération débrouille.

Ça me navre car je sais que ces changements en profondeur font justement la différence pour ne plus passer à l’avenir par ce type de situation. 

Certains m’ont dit que néanmoins voir ce genre d’initiatives positives émerger était un réconfort. Je les remercie pour leurs mots précieux et je leur adresse tout mon soutien. 

Quand à vous, si vous souhaitez vous réinventer ou avancer plus sereinement, n’hésitez pas à me rejoindre. Si vous souhaitez soutenir un projet innovant pour ce renouveau, vous êtes également les bienvenus sur Éveil féminin

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