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Une bonne épouse indienne d’Anne Chérian

Sous la pression familiale, Neel jeune médecin brillant travaillant à San Francisco, revient en Inde pour se marier à une jeune fille choisie par les siens selon les critères de la société indienne. Mais en revenant avec sa jeune épousée aux Etats Unis, celui-ci bien loin de lui donner une place dans sa vie, lui concède tout au plus le rôle de bonne à tout faire. Cependant, Leila, est prête à se battre pour comprendre son mari et ce nouveau pays.

J’ai longtemps tardé avant de parler de ce livre, tout simplement, disons le tout de suite, parce qu’il m’a beaucoup déçue.

J’espérais y trouver une réflexion sur la société indienne, les mariages arrangés, l’emmigration, le déracinement, enfin tous ces thèmes que pouvaient susciter une histoire comme celle-là. Hélas, si la lecture a été facile, elle n’a pas non plus était passionnante. Tranquille, sans plus. Un téléfilm d’après midi pour femme esseulée, voilà à quoi ce la ressemble. Il faut dire que cette patience de la « bonne épouse » qui supporte tout sans broncher est à mille lieu du genre de personnage qui par sa combativité entraîne l’admiration. On ne sait plus vraiment si c’est de la faiblesse ou le poids de son éducation, la pression faite aux femmes pour réussir leur mariage. Cet amour qui survient apparaît un peu comme un cheveux sur la soupe et fait définitivement basculer le tout dans la mièvrerie d’une collection Arlequin.Si les contrastes entre la culture américaine et la culture indienne entrent parfois en jeu dans l’écriture, c’est souvent de façon superflue (les vêtements, la nourriture…). Cela aurait mérité d’être étoffé.

Cette lecture n’est pourtant pas désagréable mais cela manque de coffre. Bref si vous souhaitez un roman qui parle de l’Inde, je vous conseillerais d’autres titres, mais à coup sûr pas celui-ci!

 

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