Nuit blanche Paris

nuit blanche à la gaîté lyrique

Nuit Blanche est devenu un rendez-vous incontournable de l’agenda parisien. Chaque année offre son lot de (plus ou moins) bonnes surprises. Si l’année dernière mon parcours c’était porté sur les quais de Seine, la halle Freyssinet et la BNF entre autres… Cette fois, c’est à la gaîté lyrique que j’ai passé ma nuit. 

Et comme les dernières fois la moisson fut aussi hétéroclyte qu’inégale dans ses propositions. 

Santiago Sierra, Destroyed word, 2010

En mezzanine, on pouvait visionner sur écran géant la vidéo de Santiago Sierra qui était divisé en plusieurs cases. Chaque espace formait une lettre pour donner le mot KAPITALISM (oui avec un K comme K.O et non chaos!). Le visiteur assistait à la destruction des lieux filmés en noir et blanc. Spectacle fascinant depuis la nuit des temps. Ce sont les apprentis en bâtiment du CAF de Brétigny sur orge qui ont eu la charge de construire puis de détruire le A. Le message de l’oeuvre: critiquer la désagragation de la culture occidentale. 

Si je reste un peu sceptique sur la portée de l’installation… Le côté politique a été vu et revu. Visuellement le travail était très intéressant. 

RAM Radio Arte Mobile, Q.I. Q.I., 2013


Bon là… Connaissant bien les possibilités de la petite salle, où l’on peut faire des installations vidéos en immersion totale et moduler le sol, je suis vraiment déçue: diffuser uniquement des cris d’oiseaux, bof, peu mieux faire !

Para one & Tacteel, Live à la Gaîté lyrique, 5 mars 2011

La diffusion de la musique et des projections vidéos, créations numériques pour le concert était vraiment sympa. Certains ont eu l’air de penser comme moi puisqu’ils ont carrément installés « des campements » par terre, profitant de la grande salle entre amis en buvant des bières. D’autres à l’aise se sont mis à danser et ça c’était vraiment chouette, du hip hop, de la danse contemporaine, ou simplement de l’impro… 

Alberto Garcia Alix, From where there is no return, 2008

Le documentaire diffusé toute la nuit dans l’auditorium est pour moi, la pièce qui était la plus intéressante. Alberto Garcia Alix mettait en mot les photographies prises de ses amis pendant la grande période espagnole de la movida. On sent un air de liberté, de fête mais aussi d’expérimentations (sexuelles mais aussi de stupéfiants), la bande du photographe repoussant toujours plus loin les limites. La voix de narration donne un ton un peu mélancolique à la vidéo, accentuée par les photographies noir et blanc. Cependant, on ne peut s’empêcher de rire parfois devant l’extravagance des tenues, des poses et des faciès aussi de ceux qu’Alberto Garcia Allix a choisi de photographier avec son regard cru. A tous ceux qui aime l’ambiance si particulière des films d’Almodovar, en particulier ceux du genre KIKA ça devrait vous plaire !

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