Dieux Petit Palais

dieu(x) modes d’emploi au petit palais…

Retour sur une exposition pleine de bons principes mais ratée!

J’ai un peu tardé à écrire ce billet. Cette exposition vue fin janvier s’est terminée le 3 février. Mais cependant, il était important de faire un petit bilan de cette exposition afin d’analyser ce qui a « péché » ici.

Pour commencer, un petit détail tout bête: il n’y avait pas de livret donné au visiteur!

Il est vrai qu’avec la vague écologiste et les restrictions budgétaires le dépliant explicatif peut se faire rare dans les expositions et c’est bien dommage! En effet , les cartels ne permettent pas toujours d’approfondir certains points de réflexion. Le livret peut alors être une source de renseignement complémentaire.  Il fourni des éléments bibliographiques ou des références qui sont essentiels si l’on souhaite mettre en perspective la visite: des sources qui ne sont pas toujours en ligne sur internet. Par exemple cela devient mission impossible lorsque l’on cherche après la visite le nom d’une oeuvre spécifique.

Enfin, il y a des électrons libres dans les expositions qui préférent effectuer le parcours et réfléchir après à son contenu pour ne pas avoir d’idées préconçues sur les oeuvres qu’ils vont voir (ou dessiner: là vous m’aurez reconnue ! ).

Vous pourrez objecter, il suffisait donc de lire les cartels pour mieux comprendre l’exposition. Hélàs! La muséologie était peu claire. Il y a avait quelques cartels thématiques généraux mais trop peu. Les explications sous les oeuvres étaient plus fournies et permettaient de comprendre le sens et l’usage de tel et tel objet. Malheureusement, cela ne suffit pas toujours à créer des liens avec la sculpture voisine provenant d’un autre continent. 

Quel dommage car l’exposition avait bien débutée: une partie consacrée à la main comme symbole divin, lien entre l’homme et dieu dans différentes religions. J’aurai aimé que d’autres thématiques de ce genre soit explorées. ça a eu l’air d’être le cas avec les conférences proposées qui ouvraient le débat aux questions que je me posais.: Comment représenter le divin? Confilts et coexistence: les religions sont-elles porteuses de violence? L’art sacré dans les musées… En effet classer les oeuvres par analogie de forme ou d’usage c’est une évidence, mais du coup c’est moins profond aussi!

L’exposition consacrée aux différents mode de pensée au quai branly La fabrique des imagescorrespondait peut être plus à mes attentes… décortiquer les modes de pensées pour mieux les appréhender.  Ici je n’ai pas eu l’impression d’apprendre ce que j’étais venue chercher: les correspondances, les ponts entre les différentes religions plutôt que ce qui les distingue.

Cependant, la partie consacrée au projets architecturaux étaient intéressante de ce point de vue.

Il y avait ainsi de belle idées mais mal exploitée. Par exemple des livres religieux pour enfants type catéchisme dans différentes langues étaient exposés mais sans traduction, comment voulez-vous comprendre les liens (les images sont importantes et illustratives certes mais le texte aussi à un sens). Du coup , il était difficile de comprendre si les livres avaient été disposés de façon aléatoire ou non.

Donc une muséologie ratée pour une exposition qui promettait beaucoup: le sujet sur les religions était passionnant et actuel. La mise en scène sous forme de temple était bien pensée et restituait l’environnement sacré où les objets prennent vie. Et les objets sélectionnés eux-mêmes étaient souvent magnifiques à contempler!

L’installation de Rachid Koraïchi, .« Tu manques même à mon ombre », qui reprenait les noms différents donné à Dieu dans l’islam était très belle: la forme calligraphiée en bronze de chaque mot jouait avec son ombre… afin de représenter Allah comme un tout par le bias de ses 99 noms.

Un beau gâchis qui tient donc à pas grand chose du tout!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page