IMG_2754

C’est quoi un bistrot littéraire ?

C’est quoi un bistrot littéraire? C’est sans doute la première question qui m’est venue à l’esprit quand j’ai reçu une invitation du Centre Wallonie Bruxelles.

Le bistrot ça évoquait un repas « à la bonne franquette » comme on dit chez nous. Littéraire, tout de suite le mot sonnait plus sérieux, mais rempli de promesse pour les amoureux des livres.

En bonne ogresse, je suis donc allée curieuse au Centre Wallonie Bruxelles un midi, sans trop savoir à quoi m’attendre. J’avais lu le programme en diagonale car je suis de celles qui aiment être surprise.

IMG_2758

Les invitées d’honneur étaient Caroline Lamarche et Nathalie Skowronek, venues présenter leurs derniers ouvrages.

Entre deux rendez-vous, j’ai couru pour arriver au lieu dit. J’ai descendu les marches qui menaient à la salle, au son de la voix de Caroline Lamarche qui lisait un passage de Dans la maison un grand cerf. Je suis restée debout un moment. Captivée par la lecture. Les mots glissaient en moi pour construire des bribes d’images sur une histoire que je ne connaissais pas. La voix s’est tue.

IMG_2756

Je suis allée me glisser dans un fauteuil. C’est alors que j’ai vu que certains spectateurs avaient un verre de vin à la main. J’ai résisté à la tentation d’aller me désaltérer à cet instant, car les échanges entre les deux auteures étaient bien trop passionnants.

Je me suis frayée en esprit un chemin dans les rayons et les étagères emplis de nouveautés du magasin de famille de Nathalie Skowronek, guidée par ses mots.  De sa voix, elle tissait pour nous tout un monde de souvenirs, son livre Un monde sur mesure  entre les mains.

J’avais déjà regardé des émissions littéraires sans grande conviction. Ici le son des mots des lectures et les discussions qui s’ensuivaient m’ont vraiment interpellé et m’ont donné bien envie à la fin de la rencontre de tourner les pages des deux livres présentés.

IMG_2755

Juste le temps pour moi d’attraper un sandwich au vol, avant de repartir vers de nouvelles aventures culturelles. J’allais visiter ce jour là le Studio Harcourt.

Néanmoins, avant de partir j’ai fait un petit détour vers l’espace d’exposition du centre Wallonie Bruxelles. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’approfondir ma visite pour écrire un article sur l’exposition qui s’y tenait (sur Henri Michaux ). Mais cela m’a donné un bel avant goût du lieu.

IMG_2753

Je vous recommande donc cette expérience du Bistrot Littéraire. Une vraie jolie pose déjeuner qui vous obligera à couper vraiment avec le travail et votre smartphone pour vous évader vers des sphères littéraires. L’entrée à cinq euros comprend votre sandwich et des boissons au choix. J’ai vu qu’il y a avait également des formules brunchs certains weekend. Donc guettez les rendez vous dans le programme.

En prime, si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez faire dédicacer vos ouvrages à la fin de la rencontre.

 

A expérimenter !

 

IMG_2757

 

Villa Datris De nature en sculpture

Exposition de Nature en sculpture à la Villa Datris

Il y a des escapades qui font du bien, de celles qui vous mettent le baume au coeur dans un univers coloré et enchanté. La Villa Datris fait partie de ces lieux dont on tombe sous le charme au premier regard. Je partage avec vous ma visite pour la nouvelle exposition De nature en sculpture.

IMG_2619

La Fondation VIl La Datris c’est d’abord un rêve, celui de Danièle Marcovici et Tristan Fourtine de partager leur passion pour l’art avec le plus grand nombre . Cette jolie maison de l’Isle sur Sorgue, située à 20 minutes d’Avignon, restaurée avec goût, met en lumière les sculptures depuis 2011. Un choix audacieux car ce médium est souvent mis à distance en art contemporain au profit des installations, photographies et vidéos.

Et quand on entre dans la cour, on se sent à l’aise tout de suite. Ce n’est pas l’un de ces lieux froids que l’on observe souvent de loin dans l’art contemporain, dont on redoute de franchir la porte quand on est pas un initié. C’est joyeux, festif, ludique. Si cela pourrait lui causer des torts dans ce milieu, moi cela me ravit car c’est un endroit accessible à tous, qui ne met personne à l’écart, et qui est d’ailleurs gratuit.
La Villa Datris est superbe. J’étais curieuse de savoir ce qui m’attendrait en en poussant la porte.

IMG_2615

L’exposition De Nature en sculpture se décline par salles dans la maison et le jardin en plusieurs thématiques : Sortir des sentiers battus, Matière Nature, Natures mathématiques, Beautés biologiques, Natures sous acide, Natures fictions, De sculpture en Nature et le Jardin d’Eden.

IMG_2620
Ces thèmes à l’éventail très large ont l’avantage de couvrir l’histoire de l’art des années 60, en partant des pionniers du Land Art, aux talents d’aujourd’hui que l’on a plaisir à découvrir. Les néophytes pourront ainsi partir du socle essentiel pour comprendre le thème de nature en art contemporain (avec des noms comme Giuseppe Penone, Richard Long, Robert Smithson…) et les amateurs plus éclairés trouveront leur bonheur avec la nouvelle scène artistique et de jolies surprises comme les oeuvres de Susanna Lehtinen et Adrien Vescovi.

IMG_2618

Le choix de ce thème me parait très judicieux et dans l’air du temps. Il semblerait cette année que le milieu de l’art se soit mis à surfer sur une vague « green ». On a vu ainsi l’exposition Jardins au Grand Palais ou encore le Festival d’Histoire de l’art à Fontainebleau qui y était dédié. Ce thème, classique a priori, est ici revisité avec toutes les problématiques actuelles notamment écologiques mais aussi poétiques. De quoi nous faire réfléchir ou rêver un peu…
J’ai également apprécié que le choix des oeuvres exposées à la Villa Datris, se fasse non pas selon la loi du marché de l’art, mais selon les envies des commissaires d’exposition, Danièle Marcovici et Laure Dezeuze. Une vraie bouffée d’air, et un dialogue intéressant selon les sensibilités de chacune.

IMG_2617

Je ne saurai que trop vous encourager à aller visiter cette nouvelle exposition de la Villa Datris si vous êtes du côté d’Avignon.

 

Festival de l'histoire de l'art au château de Fontainebleau

7e édition du Festival de l’Histoire de l’art

Il y a 7 ans, j’allais sans trop savoir à quoi m’attendre au premier Festival de l’Histoire de l’art, et mes impressions étaient mitigées. Hier, j’ai eu la chance d’assister à la nouvelle édition et à sa présentation par Jeff Koons. Il en a fait du chemin ce petit festival pour accueillir cette super star de l’art contemporain. Retour sur cette journée de lancement.

IMG_0500

Le festival de l’Histoire de l’art, à ses débuts c’était quelques conférences parsemées et dès la première édition des salles combles de bon augure. J’ai eu la surprise avant même d’arriver à Fontainebleau de découvrir un programme bien plus complet que par le passé. Une déclinaison d’intervention autour de la thématique de la nature mais également un axe ciblé sur le pays invité, les États Unis, ainsi que tout un cycle de projections. Côté grand public, l’offre s’est enrichie de nombreuses activités pour les enfants: ateliers, visites ludiques, spectacles, prêts de costumes ect.
J’avais trouvé le premier Festival un peu trop universitaire, celui-ci est bien plus accessible, et c’est tant mieux.

 

IMG_2606

Son invité prestigieux, Jeff Koons, est à cette image. Pop dans tous les sens du terme ! Dans un discours dont la forme n’était pas sans rappeler les conférences TED , l’artiste a présenté devant une salle comble sa collection personnelle. Non sans malice, celui-ci nous faisait entrer dans sa chambre à coucher avec des oeuvres dont il n’a pas à rougir. Sur un écran, une heure durant ont défilé Poussin, Picasso, Matisse, Magritte, Warhol, dont il a décrypté les éléments qui l’ont marqué et inspiré. C’était passionnant de (re)découvrir les oeuvres, non pas à travers les yeux d’un chercheur, mais d’un artiste. Jeff Koons a également rappelé ses débuts, quand jeune étudiant il découvrait Manet à l’Université, ou quand fan absolu de Dali à 18 ans il avait réussi à dégoter sa ligne téléphonique directe lors d’un séjour à l’hôtel. Une conférence brillante qui annonçait de bonne chose pour la suite de la journée…

IMG_2608

Dans le château, une petite salle vaut le détour, s’y tient une exposition pleine de délicatesse: Audubon, Oiseaux du Nouveau Monde. A priori, ce n’était pas ma tasse de thé mais je me suis laissée gagnée de planche en planche par la finesse des coloris des plumages. Cela vaut la peine d’y passer quelques instants entre deux interventions.

IMG_0462

Le Festival de l’histoire de l’art, c’est également l’occasion de remplir sa bibliothèque avec des ouvrages de référence dans le domaine, mais aussi découvrir de nouveaux éditeurs. J’ai été surprise de voir l’étendue du chapiteau où se tenaient les différents stands. Dans mon souvenir c’était seulement quelques étals. Petit détail qui m’a plu, il n’y avait pas que des livres de recherche mais également jeunesse.

IMG_0491

Si de nombreuses conférences avaient lieu l’après midi, j’ai choisi le chemin de traverse, délaissant les journalistes qui se rendaient écouter une intervention sur les grattes ciels , pour arriver à la grotte aux pins que deux étudiantes faisaient visiter. Sous la voûte décorée de rocailles, Delphine et Ashley, en master à l’université de Paris IV, prenaient plaisir à expliquer son histoire aux visiteurs (des étudiants et touristes pour la plupart). J’ai vraiment apprécié que le Festival laisse la place à ceux qui feront la recherche et la vie de Histoire de l’art de demain, comme également les étudiants de l’école du Louvre.
Je me suis retrouvée en Delphine et Ashley, dans leur passion pour l’art, leur enthousiasme qui les conduira à faire les allers-retours depuis Paris tout le weekend pour transmettre cette histoire là.

IMG_0512

Le festival de l’histoire de l’art c’est aussi ça : alors, n’ayez plus peur et courez au château de Fontainebleau vous régaler jusqu’au 4 juin des histoires d’Henri IV et de Diane de Poitiers, ou découvrir le jardin de demain.

 

 

IMG_2537

Un petit tour au Studio Harcourt

Harcourt ça vous dit quelque chose ? La patte reconnaissable entre toutes de noir et de blanc qui a vu passer sous son objectif les visages des plus célèbres stars? Mais saviez-vous qu’aujourd’hui le Studio Harcourt c’est également devenu un espace d’exposition? Je vous raconte ma visite.

Tout d’abord, je dois bien le dire, j’ai été totalement éblouie par la beauté des lieux. Cet ancien hôtel particulier a été restauré avec beaucoup de charme et la scénographie très cinématographique est parfaitement réussie. Dès l’entrée, un majestueux escalier vous invite à monter les marches sur un tapis rouge. On se sentirai presque dans la peau d’une star à Cannes.

IMG_2532

J’ai beaucoup aimé  les photographies suspendues façon luminaire, qui relie les deux étages comme un fil conducteur. C’est extrêmement beau et l’éclairage bien choisi enveloppe les portraits de mystère.

Au deuxième étage se trouve un espace d’exposition. Je vous conseille d’aller d’abord faire un tour à la curiothèque, cabinet de curiosité contemporain dont les tiroirs sont remplis de souvenir de Cosette Harcourt. On y découvre des clichés inédits mais on peut aussi prendre le temps d’y écouter de la musique.

IMG_2534

Jusqu’au 30 septembre , l’exposition Où sont les femmes ? est consacrée aux femmes d’exception. Quoi de plus évident de les mettre à l’honneur lorsque l’on sait que Cosette Harcourt est la première femme à avoir ouvert son studio photo à Paris en 1934. Une pionnière!

On trouvera côte à côte des sportives, écrivaines, chanteuses, stars de cinéma… femmes engagées ou qui par leur façon d’être elles mêmes ont beaucoup fait avancer la place des femmes dans la société (Brigitte Bardot, Leila Slimani, Florence Arthaud , Arielle Dombasle pour ne citer que quelques unes d’entres elles).

Là encore la scénographie fait mouche. Les photographies sont suspendues, et derrière chacune se trouve le cartel. Je trouve  très judicieux ce procédé qui vous pousse à regarder dans un premier temps le portrait, puis ensuite à lire le nom de la personne, sa profession et un petit texte. Nous avons tendance à décrypter d’abord les explications quand elles sont écrites juste à côté sans prendre le temps de regarder. C’est assez amusant d’essayer d’imaginer en quoi une personne a pu s’illustrer quand on ne la connaît pas, seulement avec les traits de son visage.

IMG_2536

Des catalogues d’exposition sont aussi mis à disposition d’ailleurs si vous souhaitez en apprendre plus installé dans un confortable fauteuil.

A ne pas manquer le magnifique portrait de l’artiste Pushpamala en symbole de liberté.

Au bout, une porte vous mènera dans le salon où ont lieu les rendez vous pour le studio photo. Si vous décidez un jour de vous faire tirer le portrait, ce sera ici que la sélection des clichés sera faite.

IMG_2538

Enfin, avant de partir vous pouvez aller prendre un thé pour prolonger l’expérience. Le salon est vraiment joli et j’avoue en gourmande que je suis le gâteau trois chocolats m’a conquise.

Ma seule réserve concernant cette visite sera le prix qui demeure élevé pour la formule Tea time car il n’y a que deux salles pour l’exposition même si celle-ci est de grande qualité et les clichés nombreux. Je pense que cela tient au lieu d’exception et à la pâtisserie Maison Dalloyau qui en font un instant de gastronomie. L’entrée simple (7euros) est plus accessible. Pour le moment pas de tarif réduit ou de groupe, mais cet espace du Studio Harcourt est récent. Cela se mettra sans doute en place petit à petit.

En tout cas c’est très prometteur et je demeure curieuse des futures expositions !

Merci beaucoup Déborah de l’agence Brandslovblogs de m’avoir permis de découvrir ce lieu

 

Studio Harcourt
6 Rue de Lota
75116 Paris 16
Accès : Métro Rue de la Pompe

Tous les mercredis, vendredis et samedis de 10h à 18h

IMG_5492

Exposition Invader au Musée en herbe

De retour pour un billet exposition, avec un artiste que j’aime particulièrement: Invader. Et quand le street art s’invite dans un espace d’exposition c’est toujours quelque chose !

Vous êtes forcément déjà passé devant une de ses oeuvres sans peut-être  savoir ce que c’était que ce drôle de monstre pixelisé en mosaïque fixé en sur le mur des rues de Paris et d’ailleurs. Invader est un artiste majeur, l’un des pionniers du street art, qui envahit donc, colonise l’espace urbain avec ses créations en mosaïque, très reconnaissables.

La chasse à ces drôles de personnages tout droit sortis de l’univers des jeux vidéos de notre enfance est presque devenue une addiction, et quand je voyage maintenant je les repère et les photographie pour mon compte instagram (j’en ai vu par exemple à Bastia et à Tokyo). Je n’ai pas encore poussée le vice jusqu’à installer l’application sur mon iphone (qui consiste en un jeu où lorsque vous en voyez un dans la rue, vous le prenez en photo et cela vous rapporte des points) mais ça pourrait bien venir. D’ailleurs si vous jouez, ne manquez pas celui qu’il faut attraper dans le Musée en herbe. Je ne vous révèle pas où il se cache sinon ce n’est pas drôle !

IMG_5495

Alors on en pense quoi de cette exposition?

Il faudrait rappeler déjà que cela a lieu au Musée en herbe, un espace dédié à l’art pour les petits. Cela ne veut pas dire que la qualité est mauvaise mais que tout est conçu pour les enfants: oeuvres à hauteur de leur regard, petit espace d’exposition car les parcours trop longs de toute façon ne permettrait pas de capter leur attention tout du long, cartels brefs mais ludiques, et surtout petits ateliers et manipulations qui permettent de s’approprier les oeuvres.

A partir du moment où vous avez ces clés en main, on peut dire que c’est une très jolie exposition avec une scénographie qui vous plonge dans l’univers d’Invader. C’est vraiment chouette à voir l’effet d’accumulation, avec par exemple tout un mur de mosaïque car dans la rue on en voit toujours qu’un seul.

On découvre une centaine d’œuvres inédites dont certaines rappellent l’univers de l’enfance avec notamment des personnages des dessins animés Disney (Maléfique, la sorcière de La belle au bois dormant, ou encore Blanche Neige). Des couleurs rappelant aussi le Rubik Cube.

J’ai passé un bon moment mais je suis restée un peu sur ma faim. Il faut dire que j’avais eu la mauvaise idée de visiter l’exposition le premier lundi des vacances des petits parisiens. Il y a avait tellement de monde qu’on avait du mal à circuler, et je n’ai pas osé tester les jeux étant donné le nombre d’enfants qui attendaient leur tour. Si comme moi vous aviez manqué l’exposition de 2011, cela ne la rattrapera pas.

Si vous avez des enfants à garder, ou si vous avez conservé votre âme d’enfant, cela vaut tout de même la peine d’y faire un tour.

Je suis repartie avec le magnifique catalogue d’exposition qui a comblé mes lacunes. J’y découvre les histoires racontées par l’artiste de la pose de certaines de ses oeuvres. La carte des positions me donne très envie de partir à leur chasse. Elle me plaît bien plus que les Pokémon cette quête !

 

Pour en savoir plus:

http://museeenherbe.com

 

img_4848

Une licorne pour ma nuit blanche

J’aurai pu vous mentir. Vous dire que j’y étais. Que c’était génial comme tous les ans. En bonne blogueuse culture, nuit blanche c’est l’événement à ne pas manquer à Paris. Seulement, cette année j’avais autre chose de bien plus important à mes yeux. L’amitié passe avant tout. Blogueuse culture ou pas.

Et puis, voilà que mardi, en prenant un café en terrasse avec une amie, une licorne est apparue sous mes yeux. Là, dans la rue. Ce n’était pas une hallucination. Ni une, ni deux, nous l’avons suivie. Encore plus surprenant : la licorne est rentrée dans une église. Celle de la rue de la verrerie dans le quartier du Châtelet: la paroisse Saint Merry.

Le temps semble figé dans l’espace. Des vêtements sont suspendus dans l’église. La licorne git sur le sol. Que s’est-il passé?

En effet, le cheval blanc faisait partie au départ d’une installation de  Marguerite Lantz, dans l’Eglise Saint Séverin.

Elle est partie du postula que dans certaines cultures, les oeuvres sont créées par les artistes lorsqu’elles sont apparues dans leurs rêves. La licorne est donc le fruit d’une vision nocturne de Marguerite Lantz, une image lumineuse et consolatrice. Un animal merveilleux venu lui apporter réconfort dans son sommeil à un moment très sombre de sa vie.

L’installation de samedi comprenait également un travail fait avec Frédéric Bondy, autour de la lumière et du son. Créant une forêt sensorielle autour de cette licorne phosphorescente.

Pedro Marzorati avait créé quant à lui pour la Paroisse Saint Merry une installation: Plus haut que le ciel. L’artiste argentin nous raconte une histoire mystérieuse sans nous en donner les clés. Nous déambulons dans les allées. Imaginons à qui appartenaient ces enveloppes de tissus.

Difficile de ne pas évoquer le travail de Boltanski en voyant ces fantômes flotter dans les airs.

Quels sont ces drôles de personnages de chiffons? La lumière des vitraux miroite. Elle nous entoure et nous inclue dans ce monde chimérique. Celui des rêves ou des cauchemars. C’est selon.

Il manquait une partie de l’oeuvre lorsque je l’ai vu. Samedi soir, une installation avait été montée en superposant des chaises de l’église pour évoquer la tour de Babel. C’était le point de départ pour l’installation des vêtements, représentant les âmes s’envolant vers le ciel. La création comprenait également un jeu sur le son avec un orgue et un nuage de brume envahissant l’église de tant à autre.

Si l’installation dépourvue de tout cela est déjà saisissante. Cela devait être prodigieux.

Aujourd’hui, suspendus dans l’église demeurent les carcasses de vêtements de Pedro Marzorati  et la pauvre licorne de Marguerite Lantz, abattue abattue sur le sol. Un autre monde se dessine. Très inquiétant.

C’est finalement la nuit blanche qui est venue à moi en plein jour!

image

Une entendante à la journée mondiale des sourds

J’ai hésité à écrire ce billet. Je suis entendante et je ne me sentais pas légitime pour relayer cette belle journée qui a eu lieu samedi, celle de la journée mondiale des sourds.

Je ne me sentais pas légitime et je me rends bien compte qu’encore aujourd’hui malheureusement, on prive les sourds de la parole, on s’exprime à leur place. C’est bien dommage. Ils ont tant à nous dire et à partager. J’ai décidé de prendre mon clavier suite au post d’une amie sur facebook bien déçue, et on la comprend, qu’aucun media n’ai pris la peine de s’y intéresser ou de relayer l’information.

Alors voilà, j’envoie un ballon turquoise dans le ciel d’internet… Ouvrez les mains bien grandes pour l’attraper!

La semaine dernière, de nombreux événements en France ont été organisés pour défendre cette CULTURE. J’écris le mot bien gros car encore aujourd’hui, quand on dit sourd on pense handicap. Et tout de suite ça fait peur. Et tout de suite des amalgames plus étranges les uns que les autres sont faits avec d’autres types de handicaps, voire même de maladies (si si je vous jure, certains pensent encore que c’est contagieux la surdité).

Je m’égare!

Il y avait donc des conférences, des projections cinémas, des rencontres et puis samedi une grande marche joyeuse pour sensibiliser le public, notamment à la langue des signes française et à l’éducation pour les enfants sourds.

Pour ma part, j’ai adoré marcher à leurs côtés samedi à Paris. Papoter place Saint Sulpice. J’ai appris plein de choses.

Voilà quelques initiatives qui ont retenu mon attention:

👐🏻 L’association Sortir avec les mains qui crée de lien entre sourds et entendants en proposant des cours de langue des signes mais aussi et ça c’est vraiment novateur des sorties culturelles.

👐🏻Le film qui a été projeté à Paris:  La vérité des sourds, des témoignages racontés dans un docu-fiction par Julien Bourges, réalisateur. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de le voir mais les retours que j’en ai eu étaient très bons.

👐🏻Le projet  inclood qui propose des livres et ateliers lsf pour les enfants.

Aujourd’hui, je voulais profiter de ce billet pour remercier très sincèrement toute la communauté sourde de m’avoir acccueillie si chaleureusement . D’avoir cette patience pour communiquer avec moi qui apprend à signer. De prendre le temps de me faire découvrir votre monde, et de le faire avec passion.

Souvent justement c’est le principe des communautés, si vous n’en faites pas partie, vous ne pouvez pas y rentrer, si vous n’êtes pas exactement pareil. On a, souvent à tort, l’image des sourds totalement repliés sur eux même. Ce n’est pas ce que j’ai vu samedi, et j’espère que vous chers lecteurs entendants, vous saurez le voir aussi!

image

La briche foraine 2016

La briche foraine

Retour en images et en mots sur un événement loufoque et joyeux qui a eu lieu en juin dernier et dont j’avais hâte de vous parler. J’attendais que mon blog se soit refait une beauté.

La briche foraine, c’est un weekend incroyable de festivités comme on en voit nulle part ailleurs.

🎪

A mi chemin entre la fête foraine, le cirque et la performance, les artistes de la Briche, ateliers basés à Saint denis,  ont créé un festival qui leur ressemble.

Les décors plus beaux les uns que les autres sont fabriqués de bric et de broc. Ça sent bon la récup et les paillettes. Les artistes illustrateurs, graphistes, créateurs et autres, deviennent performeurs sans peur du ridicule. Ils se glissent dans la peau de Monsieur Loyal et incitent les badauds à basculer avec eux dans une douce folie.

C’est mon amie Youloune qui fait partie de la joyeuse bande de lurons de la Briche qui m’a fait entrer dans la danse endiablée. Et quel bon moment j’ai passé. A rire comme une folle devant ses grimaces, elle qui s’était transformée en sauveteuse d’alerte à malibu surréaliste. A m’émerveiller devant les performances des acrobates. A savourer le temps passer avec mes amis, assise sur une botte de paille en sirotant une bière, à rêver de l’avenir en me faisant tirer les cartes.

Vivement l’année prochaine!

En attendant, je rêve de visiter les ateliers de la Briche. Je dis ça à tout hasard…

 

Pavillon des canaux origamis

Welcome to wonderland 🐇

 » Elle sort de son lit, tellement sûre d’elle, la Seine, la Seine, la Seine… ».

Ces jours-ci, les parisiens pataugent dans un décor digne du dessin animé Un monstre à Paris. Les pluies diluviennes ont fait fleurir des paysages étranges, les statues et les monuments ont les pieds dans l’eau.

C’est au pavillon des canaux que j’ai trouvé refuge hier à défaut de pouvoir arpenter mes musées préférés fermés, notamment Le Louvre et le musée d’Orsay, pour cause d’intempéries. (Saluons au passage le travail des restaurateurs et personnels de lieux culturels qui se mobilisent à Paris et en région pour préserver notre patrimoine).

Pause colorée et cosy donc au Pavillon des canaux. Un lieu insolite au bord du canal de l’ourq. C’est une petite maison de ville avec sa petite terrasse mais aussi son salon, ses chambres, sa salle de bain dans lesquels vous pouvez prendre un thé ou manger un brunch. Original non?

A l’occasion de la sortie du film Alice de Tim Burton, le lapin blanc et ses amis ont envahi le lieu le temps d’une exposition. En ce samedi gris il y avait pas mal de monde et les petits pouvaient se faire maquiller.

Je n’ai donc pris que des détails en photo… Peut être que cela vous donnera envie d’aller vous rendre là bas à votre tour.

L’exposition termine le 17 juin: Ne soyez pas en retard!

Toutes les infos sur le site http://www.pavillondescanaux.com

Musée des arts forains paris

Le musée des arts forains

En plein coeur de Paris, se trouve un endroit magique. Si un besoin de rêver se fait sentir, si vous voulez retomber en enfance, c’est au musée des arts forains qu’il faut aller de toute urgence. C’est parti pour un tour!

image

La visite se fait sur réservation et avec un guide qui vous fera une visite d’espace en espace en racontant de petites anecdotes. Accueil dans une jolie cour arborée après un passage voutée ou des tutus sont suspendus au plafond. Cela vous met tout de suite dans l’ambiance. Autrefois, le quartier de Bercy était le petit coin de campagne de Paris, là où on allait dans les guinguettes pour faire la fête, mais aussi où se trouvait les vignes. Le musée des arts forains se trouve ainsi dans d’anciens chais.

Musée des arts forains extérieur

On continue la promenade qui nous conduira dans quatre espaces aux noms prometteurs : Le théâtre du merveilleux, les Salons Vénitiens, le théâtre de verdure et le musée des arts forains. A l’intérieur que de surprises et de beauté! Un antiquaire, Jean Paul Favand a collectionné des objets du spectacle depuis 1972 et de tous ces objets est né en 1996 le musée des arts forains.

La scénographie est parfaite. On ne sait plus où donner de la tête tellement on a envie de tout regarder dans les details, de la cambrure des chevaux de bois aux anciens tickets de bons pour les manèges. Même les boutiques et les stands de gourmandise sont là.

image

Et cerise sur le gateau, certains jeux fonctionnent encore! Et nous voilà à lancer des boules pour faire avancer le personnage avec une envie folle de gagner la course, ou de tourner sur le caroussel, ou encore pédaler comme un fou!

La partie spectacle de marionnette aussi fonctionne très bien et ajoute à la féérie du lieu.

Si vous avez des enfants pas loin, servez vous en d’excuse pour profiter aussi de ce petit bijou de musée. Ils seront ravis et vous aussi!