Ecrire un blog culture

J’ai toujours rêvé d’être Carrie Bradshaw…

Seulement voilà, moi je n’habite pas New York mais Paris.

Et puis raconter mes histoires d’amour à mes copines … Ça oui! Pas qu’un peu même! Mais les publier dans un journal. Non je ne crois pas.
Allez aussi savoir pourquoi, moi j’ai toujours acheté plus de livres que de chaussures. Pas l’ombre d’un escarpin d’ailleurs.
J’ai assisté plusieurs fois à la fashion week et c’était franchement pas mon délire…
Non je crois que j’ai toujours rêvé d’être Carrie Bradshaw pour sa super bande de copines à la vie à la mort. Ça je l’ai depuis longtemps!
Pour sa capacité à toujours tester de super resto, bars, galeries d’art branchés. Ça je m’y suis mise depuis un bon moment !
Pour sa volonté d’ écrire! Et ça c’est le cas ici depuis 2009…
Finalement je suis un peu Carrie Bradshaw non?
Enfin tout ça pour vous dire que le blog s’est refait une beauté. Je n’y raconte pas ma vie amoureuse. Ni ma nouvelle vie de maman (ça, ça se passe sur L’ogresse de compagnie). Mais je suis plus motivée que jamais pour vous entrainer dans mes découvertes culturelles, lifestyle & voyage…
Ogress from Paris is back baby! Yeahhhhh !

 

Ogresse de paris profil

PS: Si vous voulez en savoir encore plus sur les raisons pour lesquels j’ai totalement changé ma façon de bloguer et ce long silence, je vous dit tout sur mon autre blog L’ogresse de compagnie.

 

📸 Margot Mchn,  super photographe de mon mariage. Ici la version civile avec un sac déniché sur etsy dans la boutique anglaise Bookarelli.  Et oui, on ne se refait pas. Je me suis rendue à la mairie le jour j avec un sac/livre…

La médiation culturelle c'est quoi

Dis, c’est quoi un médiateur culturel?

Ça faisait très longtemps que j’avais envie d’écrire cet article. De prendre ce risque de me livrer un peu ici pour parler de mon métier. Allez!  Je me lance!

Bon par quoi commencer?

Je vais peut être d’abord vous dire ce que je répond lorsque je suis en plein exercice de mes fonctions et que quelqu’un s’approche de moi et voit écrit sur mon badge MEDIATION.

Médiation? drôle de mot dans un musée. Très vite les gens pensent aux mėdiateurs sociaux et pensent que l’on est là pour gérer des conflits. Non ce n’est pas du tout le propos.

Un médiateur culturel n’est pas un médiateur social, ce n’est pas non plus un guide touristique, un enseignant , un gardien ou un guide conférencier. Ça peut être un peut tout cela à la fois.

Un médiateur culturel est chargé de faire le pont entre une oeuvre, un artiste et le public. L’idée est d’entamer un dialogue avec le visiteur pour découvrir ensemble une oeuvre. Un temps d’observation et de description est souvent nécessaire car dans cette culture du zapping le public jette souvent un rapide coup d’oeil sans prendre le temps de regarder vraiment, ni de s’interroger sur ce qu’il voit. C’est pourquoi le terme de médiateur vient à propos, surtout quand on parle d’art contemporain. Le public se sent parfois mis à l’écart, voir ridiculisé par l’artiste avec une oeuvre conceptuelle. Dès lors le médiateur donne quelques clés qui permettent de comprendre le sujet. Un dialogue s’instaure entre l’oeuvre, le visiteur et le mėdiateur. Le spectateur devient acteur, partage ses ressentis, ses experiences aussi. Le médiateur en profite pour rebondir et en dire un peu plus sur l’oeuvre et l’artiste, ou ressituer aussi dans un contexte plus large d’histoire de l’art. Dialogue. Echanges. Sourires. voila les maitres mots de la médiation: il ne s’agit pas uniquement d’être dans la transmission.

Et c’est là que ça se corse car le public est parfois très passif. Il a l’habitude de la conférence savante et aime le prémâché. Il est en weekend et n’a pas envie de se fatiguer à réflechir, c’est trop lui demander. Il a decidé avant de venir que l’art contemporain c’est de la m…. et rien ne pourra le faire changer d’avis. Il a fait la queue 3 heures pour rentrer dans le musée et veut vous le faire payer.

Dans ces cas là, pas grand chose à faire. Un joli sourire, une parade et hop le médiateur tirera sa révérence à Monsieur et Madame Grincheux pour se diriger vers ce groupe d’adolescents qui s’esclaffe là-bas et qui représente un joli défi.

Bon concrètement, ça fait quoi un médiateur?

Il y a plusieurs formes de médiation. Lorsque l’on prend un groupe en charge, il s’agira d’avantage d’une visite type visite guidée traditionnelle mais que l’on essaiera de rendre la plus vivante possible en faisant participer le groupe. On peut aussi parfois être amené à faire des visites moins conventionnelles, notamment pour les enfants. Les médiateurs specialisés jeune public font parfois des visites contées, musicales ou avec des ateliers . Vous l’aurez sans doute compris si vous me suivez depuis un moment: ce sont les moments que je préfere.

Enfin, il y a la « médiation postée ». Et ça c’est peut être le plus difficile. A plusieurs points de vue. Il s’agit pour le médiateur d’être dans une salle pour répondre aux questions des visiteurs et ensuite entamer un dialogue avec eux. Et ça peut vite devenir l’enfer.

Pourquoi? Dejà parce que le public ne vous identifie pas. Si certains lieux proposent des tenues spécifiques, d’autres donnent des uniformes casi semblables à ceux des agents de sureté ou agents d’accueil, ou alors pas de tenue du tout mais un simple badge. Donc au lieu de parler de la relation de PIcasso avec Dora Maar vous vous retrouvez à indiquer les toilettes ou à expliquer gentiment que non votre fonction n’est pas de réparer l’audio guide puisque c’est vous le guide.

Et si on nous identifie quand même? Et bien cette personne est un médiateur, oui mais c’est quoi un médiateur? On en revient à notre point de départ. Le grand public ne connait pas notre métier et vient presque s’excuser de nous poser une question quand il en a une. Alors vous restez l´âme en peine dans la salle, à regarder les gens qui lisent les cartels, écoutent l’application sur leur smartphone, lisent la brochure, jouent sur les ipad prêtés parfois et vous vous dites que la concurrence de tous ces outils est bien déloyale. Que faire?

On s’arme d’énergie. On y va. On fait du « raccolage » . Et comme dans tous les métiers où vous êtes au contact des autres ça prend ou ça ne prend pas. Et quand ça prend c’est juste magique!

Vous venez d’avoir un très bel échange. Vous êtes heureux. Vous avez accompli votre mission.

Et là en une sule et unique réplique, votre interloccuteur vient vous casser le moral.  » Et sinon, vous faites quoi comme ėtude?  » Tu as tres envie de lui repondre :  » Mais ca fait 20 minutes que je te parle d’une oeuvre, ne crois tu pas qu´il faut de sacrés bagages pour faire ça. »

Non! médiateur culturel ce n’est pas un job d’étudiant mais un vrai métier! Je ne sais pas pourquoi mais le public ne nous pose cette question que lorsque l’on est en médiation postée et jamais en visite. La qualité de nos interventions elle pourtant ne diminue pas.

Mais la méprise est facile, et les hauts lieux culturels sont les premiers à en jouer. Plutôt que de rémunérer à juste titre des personnes diplômées, ils préfèreront souvent faire appel à des stagiaires ou pire faire des offres de service civique. Stagiaire, c’est bien comme cela que j’ai commencé pour plusieurs grands lieux parisiens et événements. Làchėe sur le terrain dès le premier jour bien souvent je n’appelerai pas vraiment cela des formations. Puis vacataire pour finir mes etudes. Aujourd’hui j’ai un double diplôme (d’arts plastiques et d’art thérapeute) mais cela me plait beaucoup de voir la multiplicité des parcours de mes collègues, ce qui montre toute la richesse de ce métier. Il a fallu ce battre pour avoir un poste fixe. J’ai multiplié les vaccations et CDD payés au lance pierre mais ça n’a pas entamé ma motivation.

Aujourd’hui la situation est loin d’être idyllique, je suis aphone d’avoir enchainé trop de prises de paroles, mais jambes sont meurtries d’etre restée certains jours 10h en salle, parfois jusqu´à très tard. Mais lorsqu’une petite fille vient m’apporter un bouquet de fleurs fraichement cueillies ou que je trouve dans un livre d’or un gentil mot ou un dessin pour me remercier , la tout revient, je sais pourquoi je fais ce métier. J’ai gagné ma journée.

Alors si dans une salle de musée vous voyez un médiateur un peu chancelant sur ses jambes, le regard un peu triste. Allez le voir. Demandez lui de vous parler un peu d’une oeuvre. Même si il s’agit d’un artiste que vous connaissez deja un peu. Vous risqueriez d’être surpris, et lui sera ravi d’échanger avec vous. Tous les jours nous nourissons aussi notre regard et notre discours de ces temps partagés avec vous amis visiteurs.

Fleurs cueillies par un enfant

Croquis ogresse de paris

Mais qui est l’Ogresse de Paris ?

Bonjour à tous!

Erreur de débutante ou volonté de garder une part de mystère…je m’aperçois que je ne me suis pas présentée.

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur l’auteur de ce blog, voilà une petite présentation dans les règles:

Comme vous, manifestement, je suis passionnée d’Arts en tous genre depuis que je suis toute petite, et très curieuse!
Je peins, dessine, écris (des fois les 3 à la fois).
J’ai fait un stage dans un centre d’art contemporain parisien où j’ai vu combien il était important de faire partager ce que l’on aime, combien c’est enrichissant… C’est pourquoi j’ai créé un blog « culturel »: c’est en fait une grande malle où j’ai mis pêle-mêle ce que contiennent mes divers carnets: dessins, photos, pensées, analyses… Certaines choses sont très réfléchies et d’autres beaucoup plus spontanées…
Pourquoi ce pseudo étrange, l’Ogresse de Paris?

Quelqu’un d’inspiré m’a demandé si c’était parce que j’étais gourmande…

oui en effet!
mais la gourmandise n’est pas un vilain défaut, elle est surtout synonyme de curiosité chez moi!
je crois que j’ai choisi ce pseudo surtout parce que je lis tellement que depuis toute petite on dit que je dévore les livres!!!

Ce n’est que le début mais j’ai des IDEES PLEIN LA TETE et plein de choses en réserve!

Vous n’êtes pas obligé de tout lire: c’est un blog loisir mais surtout de recherche donc il y a des essais très théoriques! Les parties Analyses thématiques,notes de lecture ne sont pas obligatoires si la longueur vous rebute…

Pour un aperçu je vous conseille les textes La Tholos, Voyage à Giverny, Les Jeunes filles au piano pour vous « télétransporter » dans mon monde; sinon Ateliers Toktok et Garouste sont des articles courts écrits à chaud!

boîte à idées…

Ce blog ne doit pas être un monologue… je laisse donc la porte grande ouverte si vous avez critiques, suggestions…

Quelques vidéos circulent également sur le net (you tube, dailymotion, wat tv, facebook)

j’ai ouvert un groupe sur facebook…
(L’Ogresse de Paris, rubrique Arts et loisirs)

Il est ouvert à tous et conçu pour favoriser le dialogue, les échanges…

Je fais circuler quelques tests si vous aimez jouer (Quel culture addict es-tu? Quel peintre du XIX aurais tu pu être? Es-tu culture-connecté?…)

J’espère vous compter bientôt parmi les nouveaux membres!

A très vite

L’Ogresse de Paris