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Faites le mur au musée du quai Branly

Si vous lisez ce blog depuis longtemps, peut être le savez-vous… Je voue un amour tout particulier au jardin du musée du Quai Branly. J’y avais consacré mon mémoire de fin d’études et interviewé Gilles Clément et Yann Kersalé. Alors quand on m’a proposé de rencontrer Patrick Blanc et de discuter du projet du mur végétal, je n’ai pas hésité une seconde ! Je vous raconte.

Écouter  Patrick Blanc, c’est partir en voyage à travers le monde pour dénicher des graines d’espèces végétales extraordinaires. Passionnant et passionné, il raconte le projet du mur végétal, ce concept fou. Pour le musée du quai Branly, il a réalisé un projet aux dimensions jamais encore expérimentées: 1022 m2. Presque 13 années plus tard, le mur végétal est devenu une référence et l’image sans doute la plus forte du musée.

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Chaque fois que je le longe, j’aime toujours autant regarder les réactions de surprise des touristes venus admirer la tour Eiffel qui ne s’attendent pas à tomber sur ce jardin vertical. Les photos et les selfies pleuvent !

Aujourd’hui, il est temps de restaurer le jardin et de lui donner une seconde vie. Il est important, plus que de l’entretenir de repartir de nouveau afin de le préserver. Les principales tâches seront de redimensionner les fixations et d’adapter le système d’humidification. Une façon d’inclure les innovations qui ont eu lieu depuis la création et de renforcer le côté développement durable du projet, avec par exemple une vigilance accrue sur la récupération des eaux de pluie.

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L’expérimentation fait aussi partie du programme puisque de nouvelles espèces végétales seront plantées avec une réflexion sur les avancées du monde de la botanique. Patrick Blanc a en effet proposé une nouvelle création avec 376 espèces, principalement venues de massifs montagneux des quatre coins du monde (de l’Himalaya au Chili en passant encore par l’Atlas marocain ou l’Afrique du Sud). Une façon de mettre à l’honneur les continents quatre continents représentés dans les collections du musée, un point sur leque le chercheur botaniste a insisté.

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Ce projet qui était visionnaire lors de sa création, s’accorde aujourd’hui totalement aux tendances d’urbanisation qui visent à végétaliser nos villes. Un objectif pas seulement esthétique puisque les plantes sont une aide précieuse pour la dépollution de notre environnement.

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Et ce qui est chouette, c’est que vous aussi vous pouvez participer à ce projet en devenant mécène dans une campagne de crowdfunding. Il y a des contreparties en plus pas mal du tout.

Ne traînez pas cela se termine demain !

www.commeon.com/projet/quaibranly

Et sur ma page facebook, retrouvez Patrick Blanc qui nous parle du projet dans une vidéo exclusive, tournée en direct sur la terrasse qui surplombe le mur.

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C’est quoi un bistrot littéraire ?

C’est quoi un bistrot littéraire? C’est sans doute la première question qui m’est venue à l’esprit quand j’ai reçu une invitation du Centre Wallonie Bruxelles.

Le bistrot ça évoquait un repas « à la bonne franquette » comme on dit chez nous. Littéraire, tout de suite le mot sonnait plus sérieux, mais rempli de promesse pour les amoureux des livres.

En bonne ogresse, je suis donc allée curieuse au Centre Wallonie Bruxelles un midi, sans trop savoir à quoi m’attendre. J’avais lu le programme en diagonale car je suis de celles qui aiment être surprise.

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Les invitées d’honneur étaient Caroline Lamarche et Nathalie Skowronek, venues présenter leurs derniers ouvrages.

Entre deux rendez-vous, j’ai couru pour arriver au lieu dit. J’ai descendu les marches qui menaient à la salle, au son de la voix de Caroline Lamarche qui lisait un passage de Dans la maison un grand cerf. Je suis restée debout un moment. Captivée par la lecture. Les mots glissaient en moi pour construire des bribes d’images sur une histoire que je ne connaissais pas. La voix s’est tue.

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Je suis allée me glisser dans un fauteuil. C’est alors que j’ai vu que certains spectateurs avaient un verre de vin à la main. J’ai résisté à la tentation d’aller me désaltérer à cet instant, car les échanges entre les deux auteures étaient bien trop passionnants.

Je me suis frayée en esprit un chemin dans les rayons et les étagères emplis de nouveautés du magasin de famille de Nathalie Skowronek, guidée par ses mots.  De sa voix, elle tissait pour nous tout un monde de souvenirs, son livre Un monde sur mesure  entre les mains.

J’avais déjà regardé des émissions littéraires sans grande conviction. Ici le son des mots des lectures et les discussions qui s’ensuivaient m’ont vraiment interpellé et m’ont donné bien envie à la fin de la rencontre de tourner les pages des deux livres présentés.

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Juste le temps pour moi d’attraper un sandwich au vol, avant de repartir vers de nouvelles aventures culturelles. J’allais visiter ce jour là le Studio Harcourt.

Néanmoins, avant de partir j’ai fait un petit détour vers l’espace d’exposition du centre Wallonie Bruxelles. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’approfondir ma visite pour écrire un article sur l’exposition qui s’y tenait (sur Henri Michaux ). Mais cela m’a donné un bel avant goût du lieu.

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Je vous recommande donc cette expérience du Bistrot Littéraire. Une vraie jolie pose déjeuner qui vous obligera à couper vraiment avec le travail et votre smartphone pour vous évader vers des sphères littéraires. L’entrée à cinq euros comprend votre sandwich et des boissons au choix. J’ai vu qu’il y a avait également des formules brunchs certains weekend. Donc guettez les rendez vous dans le programme.

En prime, si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez faire dédicacer vos ouvrages à la fin de la rencontre.

 

A expérimenter !

 

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Pratique de la photographie avec les masters class Studio Jiminy

La semaine dernière, j’accueillais Ylan sur le blog, qui nous présentait la plateforme Studio Jiminy. Cette semaine nous poursuivons cette interview pour parler photographie, que l’on soit débutant ou photographe confirmé, nous avons tous à apprendre et découvrir… 

 

D’où te vient cette passion?
Je pratique la photo de façon amateur, et j’aime suivre l’actualité artistique de la photographie. Mais ce qui me passionne c’est mon métier d’éditeur : travailler avec des artistes-photographes, plonger dans leur univers créatif et transmettre ensuite.

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Quel est le premier conseil que tu donnerais à un débutant ou une débutante comme moi ?
Je conseillerais d’exercer avant tout son regard. Une erreur de débutant, souvent, est de croire que la photo est avant tout affaire de technique, ou parfois de matériel. Mais il en va de la photo comme de la musique : l’appareil photo est un instrument au service d’une intention artistique. Les belles photos, on les a prises à l’œil nu, avant même de déclencher la prise de vue.

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Et à un photographe chevronné?
De s’abonner à Studio Jiminy ! Très sérieusement : un photographe chevronné pourrait peut-être perdre un peu de temps devant des cours magistraux classiques, très construits, dans lesquels seraient déployés des concepts qu’il connaitra en long et en large.
Avec Studio Jiminy, il verrait en revanche des artistes (et non des professeurs) ou des photographes professionnels, qui pratiquent la photo, qui montrent leurs recettes, leurs bidouilles, leurs astuces, leurs façons de faire, DANS l’action. A chaque Masterclass, un photographe chevronné pourrait se dire « ah mais tiens, ce photographe fait comme ceci, j’ai envie d’essayer ». Studio Jiminy propose d’observer des photographes reconnus en train de pratiquer leur discipline, sur leur terrain de photo, et en train de commenter et partager ce qu’ils font.

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Est-ce que pour ceux qui hésiterait à se lancer dans l’achat d’un bel appareil et prennent des images avec leur smartphones, les Masterclass peuvent être utiles ?
Il faut être franc, nos Masterclass s’adressent avant tout à des personnes qui possèdent un appareil photo reflex. Alors évidemment, on pourrait dire qu’il y a un mode Manuel sur les smartphones, et qu’on peut s’initier à la photographie avec cela. Mais je crois qu’on serait vite limité par les capacités du smartphone, et il y aurait peut-être quelque chose de frustrant.
De façon plus indirecte, nous n’excluons pas un jour de traiter de la question spécifique de la photo avec un smartphone, soit lors d’une émissions Live, soit peut-être via une Masterclass Photo de smartphone / smartphoto.

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D’ailleurs, quel serait le conseil pour l’acquisition d’un premier appareil photo?
Comme pour tout loisir dans lequel on fait ses débuts, je dirais qu’il faut commencer par choisir du matériel d’entrée ou de milieu de gamme. En effet, il faut d’abord s’assurer que l’on sera régulier ou passionné dans la pratique de la photographie. Je rencontre de trop nombreux photographes en herbe qui achètent du matériel cher, qu’ils finissent par laisser prendre la poussière ou revendre. Ensuite, ce qui importe, ce qui est essentiel, ce ne sont ni la technique, ni le matériel, mais encore une fois le regard. Tous les grands photographes sont d’abord des gens qui ont un sens aigu de l’observation ou de la composition. Ce sont des gens créatifs, qui voient, scrutent, contemplent, s’inspirent en permanence. L’appareil photo n’est qu’un instrument.

 

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Peux-tu nous parler un peu des différents photographes que l’on retrouve dans les masterclass? Comment les avez vous rencontrés et convaincus de participer au projet?
Ce sont pour la plupart, des photographes avec qui j’ai collaboré sur des ouvrages auparavant. Ce sont des amis, des personnes chaleureuses avec qui il fait bon travailler. Mais ce sont surtout des photographes de talent. Nous sélectionnons nos photographes parce qu’ils ont un univers marqué, une vibration personnelle, une véritable identité. Nous nous assurons qu’ils soient reconnus, passionnés, pédagogues. Nous voulons créer les conditions d’une belle rencontre avec nos abonnés, qui les suivront à travers les cours immersifs. Souvent, c’est simple : je cherche à rencontrer un photographe lorsque ses photos m’ont touché.

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Les thématiques sont très diversifiées, quelles sont celles que tu aimerais ajouter?
Les idées ne manquent pas ! C’est surtout le temps qui nous fait défaut. Nous sommes une petite équipe de trois personnes, et une Masterclass peut nous demander 2 à 3 mois de travail. A nos débuts, c’était même davantage. Par conséquent, on veille effectivement à bien choisir nos thématiques et les artistes avec lesquels on travaille. Sans rien pouvoir promettre pour l’instant, nous avons plusieurs sujets en vue, qui pourraient faire l’objet d’une Masterclass : photo culinaire, photo de mode, light painting, photo de concert, Urbex… Et plein d’autre projets du reste : des ebooks, des émissions Lives, de nouvelles fonctionnalités innovantes à destination des photographes sur notre site. Pour l’instant, nous essayons au mieux de faire connaître celle que nous venons de faire paraître : la Masterclass Photo animalière avec Myriam Dupouy. Nous tiendrons une émission Live jeudi 8 juin prochain à 19h avec Myriam Dupouy.

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Des rêves pour 2017?
Très modestement, nous espérons nous faire connaître davantage des photographes, débutants ou confirmés. Nous aimerions vraiment convaincre de nouveaux abonnés, pouvoir expliquer plus clairement notre démarche.
Et puis nous voudrions faire une Masterclass avec Nikos Aliagas. C’est un peu devenu une blague en interne car cela nous semble inaccessible, et en même temps un projet que nous ferions avec un immense plaisir et respect. Nikos, si tu nous lis, on est partants…

 

Merci beaucoup Ylan pour cette belle interview. C’est un vrai plaisir pour moi de découvrir chaque masterclass de Studio Jiminy. Je crois vraiment que la plateforme gagne à être connue. 

 

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Focus sur Studio Jiminy

Peut être l’avez-vous remarqué, notamment sur instagram, depuis quelques mois je me mets doucement à la photographie. Je crois que c’est indispensable pour le blog, et permet aussi de mettre en valeur les textes que j’y écris. Cela devient une véritable passion. Mais techniquement, je n’avais strictement aucune base. Depuis décembre je me régale des vidéos contenues dans les masterclass de Studio Jiminy. Alors je déroge à la règle des interviews d’artistes pour accueillir Ylan dans une jolie série en deux épisodes… 

 

Salut Ylan,
Sur le blog j’ai l’habitude de présenter des artistes de tous horizons et domaines. Je suis ravie de t’accueillir ici pour parler photographie.

Comment est né le projet de Studio Jiminy?

J’ai tout d’abord créé et développé pour les Éditions Pearson un fond d’ouvrages dédiés à la pratique de la photographie. Le livre est un outil magnifique, mais j’ai voulu expérimenter ce qu’il était possible de faire avec la vidéo, l’audio… C’est cette volonté qui m’a amené à créer Studio Jiminy.

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Présente nous l’équipe !
Lorsque j’ai quitté la maison d’édition dans laquelle j’ai travaillé de nombreuses années, j’avais déjà en tête l’idée de créer des formations photographiques en ligne, en exploitant tous les médias que le web permet d’utiliser. J’avais la connaissance de mon marché, de la photo en général, et un carnet d’adresses de photographes avec qui j’avais à cœur de travailler à nouveau.
Sylvain est webdesigner, et un grand autodidacte sur beaucoup de sujets. En grand consommateur de formations en ligne, il lui a semblé naturel de créer et penser un projet d’e-learning original. Nous avons appris ensemble à travailler la vidéo, et avons développé ensemble toutes les compétences que cela exige. De façon schématique, et j’ai apporté mon regard d’éditeur et mon réseau pour le projet, Sylvain en a été le chef d’orchestre technologique.
Lorsque nous avons commencé à avoir une somme importante de contenus, il y a un an, nous avons ressenti le besoin de mieux les vendre, et de nous développer sur un plan commercial. Christophe Boutrou, que Sylvain et moi connaissions bien, nous a rejoints alors pour développer les aspects business / webmarketing.

 

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Alors qu’est-ce que c’est que Studio Jiminy? Pourquoi cette appellation de Masterclass? Que trouve-t-on sur la plateforme?
Studio Jiminy est un environnement d’apprentissage de la photo en ligne. Une personne qui souhaiterait apprendre la photographie y trouverait tout ce qu’il lui faut pour débuter ou progresser dans sa pratique, et pour développer son regard. Notre patte, notre parti pris, c’est de ne pas faire de cours magistraux, avec une photographe face caméra qui dicterait de grands concepts selon un plan en trois parties. Au contraire : nous choisissons des photographes artistes reconnus, talentueux, et nous partons avec eux, caméra à l’épaule, sur leur terrain de photographie. Nous les filmons en train de photographier et de commenter leur action. Nous faisons avec eux la revue des photos qu’ils ont prises, c’est-à-dire que nous montrons aussi les photos ratées, sans tricher. Nous passons ensuite à la post-production, où le photographe montre à nouveau tout ce qu’il retouche, pourquoi, comment, selon quels critères, etc.
C’est en ce sens que nous avons choisi de les appeler des classes de maîtres, ou des Masterclass : nous donnons à voir Rembrandt en train de peindre, et en train de commenter ce qu’il peint, du croquis jusqu’à la dernière touche du pinceau. En l’occurrence, le photographe partage l’ensemble de son processus créatif, de A à Z.
On trouve sur notre plateforme à ce jour 9 Masterclass, plus de 21h de vidéos (immersives ou des screencasts de postproduction), plus de 15h de podcasts ou d’émissions lives, 2 ebooks de plusieurs centaines de pages chacun, des focus techniques, des planches contact avec toutes les données Exif, en bref un très gros volume de contenus.

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A qui cela s’adresse?
Studio Jiminy s’adresse véritablement aux photographes de tous niveaux. Un parfait débutant trouverait le module des Bases de la Photo, qui lui donnerait largement de quoi prendre en main son appareil. Il pourrait ensuite continuer par la Photo de Rue, qui invite, de façon très décomplexée, à se balader en ville et exercer son regard, de façon immédiate et spontanée.
Un photographe de niveau intermédiaire ou avancé trouverait une mine d’informations nouvelles, des idées, des inspirations, des approches qu’il ne connaissait pas et qui viendraient nourrir son bagage, sans aucun doute.

 

Donne-moi quelques raisons de s’y abonner?
L’avantage de Studio Jiminy, c’est de permettre d’apprendre la photo chez soi, à son rythme, à travers toutes sortes de disciplines photo. Chaque chapitre d’une Masterclass est conçu pour qu’on soit en mesure, après le visionnage, d’essayer soi-même. Si après le visionnage d’un chapitre notre abonné prend son appareil photo pour aller tester d’elle-même, alors nous avons réussi notre pari.
Le prix également est très modique. Il suffit de mettre en rapport le coût d’un cours photo en présentiel, et le volume immense de contenu auquel on a accès sur Studio Jiminy pour un simple abonnement à l’année. Sans compter que nous faisons paraître de nouvelles Masterclass quasiment tous les trimestres.

 

Et pour découvrir justement le thème de la nouvelle masterclass, il vous faudra attendre la semaine prochaine. Nous discuterons également avec Ylan de la pratique de la photographie que l’on soit débutant ou chevronné…

 

Villa Datris De nature en sculpture

Exposition de Nature en sculpture à la Villa Datris

Il y a des escapades qui font du bien, de celles qui vous mettent le baume au coeur dans un univers coloré et enchanté. La Villa Datris fait partie de ces lieux dont on tombe sous le charme au premier regard. Je partage avec vous ma visite pour la nouvelle exposition De nature en sculpture.

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La Fondation VIl La Datris c’est d’abord un rêve, celui de Danièle Marcovici et Tristan Fourtine de partager leur passion pour l’art avec le plus grand nombre . Cette jolie maison de l’Isle sur Sorgue, située à 20 minutes d’Avignon, restaurée avec goût, met en lumière les sculptures depuis 2011. Un choix audacieux car ce médium est souvent mis à distance en art contemporain au profit des installations, photographies et vidéos.

Et quand on entre dans la cour, on se sent à l’aise tout de suite. Ce n’est pas l’un de ces lieux froids que l’on observe souvent de loin dans l’art contemporain, dont on redoute de franchir la porte quand on est pas un initié. C’est joyeux, festif, ludique. Si cela pourrait lui causer des torts dans ce milieu, moi cela me ravit car c’est un endroit accessible à tous, qui ne met personne à l’écart, et qui est d’ailleurs gratuit.
La Villa Datris est superbe. J’étais curieuse de savoir ce qui m’attendrait en en poussant la porte.

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L’exposition De Nature en sculpture se décline par salles dans la maison et le jardin en plusieurs thématiques : Sortir des sentiers battus, Matière Nature, Natures mathématiques, Beautés biologiques, Natures sous acide, Natures fictions, De sculpture en Nature et le Jardin d’Eden.

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Ces thèmes à l’éventail très large ont l’avantage de couvrir l’histoire de l’art des années 60, en partant des pionniers du Land Art, aux talents d’aujourd’hui que l’on a plaisir à découvrir. Les néophytes pourront ainsi partir du socle essentiel pour comprendre le thème de nature en art contemporain (avec des noms comme Giuseppe Penone, Richard Long, Robert Smithson…) et les amateurs plus éclairés trouveront leur bonheur avec la nouvelle scène artistique et de jolies surprises comme les oeuvres de Susanna Lehtinen et Adrien Vescovi.

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Le choix de ce thème me parait très judicieux et dans l’air du temps. Il semblerait cette année que le milieu de l’art se soit mis à surfer sur une vague « green ». On a vu ainsi l’exposition Jardins au Grand Palais ou encore le Festival d’Histoire de l’art à Fontainebleau qui y était dédié. Ce thème, classique a priori, est ici revisité avec toutes les problématiques actuelles notamment écologiques mais aussi poétiques. De quoi nous faire réfléchir ou rêver un peu…
J’ai également apprécié que le choix des oeuvres exposées à la Villa Datris, se fasse non pas selon la loi du marché de l’art, mais selon les envies des commissaires d’exposition, Danièle Marcovici et Laure Dezeuze. Une vraie bouffée d’air, et un dialogue intéressant selon les sensibilités de chacune.

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Je ne saurai que trop vous encourager à aller visiter cette nouvelle exposition de la Villa Datris si vous êtes du côté d’Avignon.

 

Festival de l'histoire de l'art au château de Fontainebleau

7e édition du Festival de l’Histoire de l’art

Il y a 7 ans, j’allais sans trop savoir à quoi m’attendre au premier Festival de l’Histoire de l’art, et mes impressions étaient mitigées. Hier, j’ai eu la chance d’assister à la nouvelle édition et à sa présentation par Jeff Koons. Il en a fait du chemin ce petit festival pour accueillir cette super star de l’art contemporain. Retour sur cette journée de lancement.

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Le festival de l’Histoire de l’art, à ses débuts c’était quelques conférences parsemées et dès la première édition des salles combles de bon augure. J’ai eu la surprise avant même d’arriver à Fontainebleau de découvrir un programme bien plus complet que par le passé. Une déclinaison d’intervention autour de la thématique de la nature mais également un axe ciblé sur le pays invité, les États Unis, ainsi que tout un cycle de projections. Côté grand public, l’offre s’est enrichie de nombreuses activités pour les enfants: ateliers, visites ludiques, spectacles, prêts de costumes ect.
J’avais trouvé le premier Festival un peu trop universitaire, celui-ci est bien plus accessible, et c’est tant mieux.

 

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Son invité prestigieux, Jeff Koons, est à cette image. Pop dans tous les sens du terme ! Dans un discours dont la forme n’était pas sans rappeler les conférences TED , l’artiste a présenté devant une salle comble sa collection personnelle. Non sans malice, celui-ci nous faisait entrer dans sa chambre à coucher avec des oeuvres dont il n’a pas à rougir. Sur un écran, une heure durant ont défilé Poussin, Picasso, Matisse, Magritte, Warhol, dont il a décrypté les éléments qui l’ont marqué et inspiré. C’était passionnant de (re)découvrir les oeuvres, non pas à travers les yeux d’un chercheur, mais d’un artiste. Jeff Koons a également rappelé ses débuts, quand jeune étudiant il découvrait Manet à l’Université, ou quand fan absolu de Dali à 18 ans il avait réussi à dégoter sa ligne téléphonique directe lors d’un séjour à l’hôtel. Une conférence brillante qui annonçait de bonne chose pour la suite de la journée…

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Dans le château, une petite salle vaut le détour, s’y tient une exposition pleine de délicatesse: Audubon, Oiseaux du Nouveau Monde. A priori, ce n’était pas ma tasse de thé mais je me suis laissée gagnée de planche en planche par la finesse des coloris des plumages. Cela vaut la peine d’y passer quelques instants entre deux interventions.

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Le Festival de l’histoire de l’art, c’est également l’occasion de remplir sa bibliothèque avec des ouvrages de référence dans le domaine, mais aussi découvrir de nouveaux éditeurs. J’ai été surprise de voir l’étendue du chapiteau où se tenaient les différents stands. Dans mon souvenir c’était seulement quelques étals. Petit détail qui m’a plu, il n’y avait pas que des livres de recherche mais également jeunesse.

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Si de nombreuses conférences avaient lieu l’après midi, j’ai choisi le chemin de traverse, délaissant les journalistes qui se rendaient écouter une intervention sur les grattes ciels , pour arriver à la grotte aux pins que deux étudiantes faisaient visiter. Sous la voûte décorée de rocailles, Delphine et Ashley, en master à l’université de Paris IV, prenaient plaisir à expliquer son histoire aux visiteurs (des étudiants et touristes pour la plupart). J’ai vraiment apprécié que le Festival laisse la place à ceux qui feront la recherche et la vie de Histoire de l’art de demain, comme également les étudiants de l’école du Louvre.
Je me suis retrouvée en Delphine et Ashley, dans leur passion pour l’art, leur enthousiasme qui les conduira à faire les allers-retours depuis Paris tout le weekend pour transmettre cette histoire là.

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Le festival de l’histoire de l’art c’est aussi ça : alors, n’ayez plus peur et courez au château de Fontainebleau vous régaler jusqu’au 4 juin des histoires d’Henri IV et de Diane de Poitiers, ou découvrir le jardin de demain.

 

 

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Un petit tour au Studio Harcourt

Harcourt ça vous dit quelque chose ? La patte reconnaissable entre toutes de noir et de blanc qui a vu passer sous son objectif les visages des plus célèbres stars? Mais saviez-vous qu’aujourd’hui le Studio Harcourt c’est également devenu un espace d’exposition? Je vous raconte ma visite.

Tout d’abord, je dois bien le dire, j’ai été totalement éblouie par la beauté des lieux. Cet ancien hôtel particulier a été restauré avec beaucoup de charme et la scénographie très cinématographique est parfaitement réussie. Dès l’entrée, un majestueux escalier vous invite à monter les marches sur un tapis rouge. On se sentirai presque dans la peau d’une star à Cannes.

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J’ai beaucoup aimé  les photographies suspendues façon luminaire, qui relie les deux étages comme un fil conducteur. C’est extrêmement beau et l’éclairage bien choisi enveloppe les portraits de mystère.

Au deuxième étage se trouve un espace d’exposition. Je vous conseille d’aller d’abord faire un tour à la curiothèque, cabinet de curiosité contemporain dont les tiroirs sont remplis de souvenir de Cosette Harcourt. On y découvre des clichés inédits mais on peut aussi prendre le temps d’y écouter de la musique.

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Jusqu’au 30 septembre , l’exposition Où sont les femmes ? est consacrée aux femmes d’exception. Quoi de plus évident de les mettre à l’honneur lorsque l’on sait que Cosette Harcourt est la première femme à avoir ouvert son studio photo à Paris en 1934. Une pionnière!

On trouvera côte à côte des sportives, écrivaines, chanteuses, stars de cinéma… femmes engagées ou qui par leur façon d’être elles mêmes ont beaucoup fait avancer la place des femmes dans la société (Brigitte Bardot, Leila Slimani, Florence Arthaud , Arielle Dombasle pour ne citer que quelques unes d’entres elles).

Là encore la scénographie fait mouche. Les photographies sont suspendues, et derrière chacune se trouve le cartel. Je trouve  très judicieux ce procédé qui vous pousse à regarder dans un premier temps le portrait, puis ensuite à lire le nom de la personne, sa profession et un petit texte. Nous avons tendance à décrypter d’abord les explications quand elles sont écrites juste à côté sans prendre le temps de regarder. C’est assez amusant d’essayer d’imaginer en quoi une personne a pu s’illustrer quand on ne la connaît pas, seulement avec les traits de son visage.

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Des catalogues d’exposition sont aussi mis à disposition d’ailleurs si vous souhaitez en apprendre plus installé dans un confortable fauteuil.

A ne pas manquer le magnifique portrait de l’artiste Pushpamala en symbole de liberté.

Au bout, une porte vous mènera dans le salon où ont lieu les rendez vous pour le studio photo. Si vous décidez un jour de vous faire tirer le portrait, ce sera ici que la sélection des clichés sera faite.

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Enfin, avant de partir vous pouvez aller prendre un thé pour prolonger l’expérience. Le salon est vraiment joli et j’avoue en gourmande que je suis le gâteau trois chocolats m’a conquise.

Ma seule réserve concernant cette visite sera le prix qui demeure élevé pour la formule Tea time car il n’y a que deux salles pour l’exposition même si celle-ci est de grande qualité et les clichés nombreux. Je pense que cela tient au lieu d’exception et à la pâtisserie Maison Dalloyau qui en font un instant de gastronomie. L’entrée simple (7euros) est plus accessible. Pour le moment pas de tarif réduit ou de groupe, mais cet espace du Studio Harcourt est récent. Cela se mettra sans doute en place petit à petit.

En tout cas c’est très prometteur et je demeure curieuse des futures expositions !

Merci beaucoup Déborah de l’agence Brandslovblogs de m’avoir permis de découvrir ce lieu

 

Studio Harcourt
6 Rue de Lota
75116 Paris 16
Accès : Métro Rue de la Pompe

Tous les mercredis, vendredis et samedis de 10h à 18h

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Home sweet home?

Home est un livre qui a beaucoup fait parler dans les médias et sur la blogosphère. J’étais curieuse de lire ce qui a souvent été un « coup de coeur » ou « coup de poing » pour certains. J’attendais peut être un peu trop de ce petit livre. En effet la réputation de Toni Morrison la précède: prix pulitzer, prix nobel de littérature… Avec Home, on sait que l’on tient un grand livre dans les mains.

Du style, je n’ai rien à reprocher. L’écriture est très belle, incisive, même dans sa traduction. J’imagine sans peine combien cela doit être mieux en version originale. L’histoire m’a un peu moins touchée. Les personnages pourtant ont des chemins de vie très percutants, plein de détours. En quête d’un chez eux. Un retour à la maison douloureux pour un ancien soldat. Une tentative de fuite du carcan familial pour d’autres afin de mieux créer une vie qui leur sera propre. Le malaise est dans chaque page. On perçoit comme il est difficile pour ces personnages noirs américains de se faire une place dans cette société des années 50. Le regard qui pèse sur eux. L’ambiance ségrégationniste.

Les flashback sont très intéressants et apportent un éclairage sur la part d’ombre du soldat. Cela permet de mieux comprendre la folie qu’il dégage dans les premières pages du roman qui m’ont autant déstabilisées, malmenées, que le personnage. Je ne savais pas où l’auteure voulez le conduire et surtout me conduire moi lectrice. J’étais aussi perdue que lui. Cela partait trop fort, trop vite. Et peut être qu’à ce moment là je n’avais pas envie de courir après ce personnage pour le rattraper dans sa folie, ancrer en moi des souvenirs de guerre traumatisants survenant brutalement dans la lecture (et cela, il est vrai rend bien les symptômes des vétérans atteints du stress post traumatique).

C’est peut être ce concentré d’émotions qui m’a dérangée. J’ai eu l’ impression que Toni Morrison voulait tout mettre dans le même livre. Les personnages semblent parfois porter le poids du monde sur leurs épaules, comme si qu’importe le chemin qu’ils choisiront, le destin et la misère les rattraperont. Cela donne une vraie force au livre mais prive aussi de certains développements qui auraient pu être passionnants. J’aurai peut être aimé en connaître davantage sur le lien unissant Frank le soldat, et sa soeur Cee. Même si quelques souvenirs d’enfance sont écrits. Même si l’on sent bien que c’est ce lien qui les fait encore tenir debout.

Je ne regrette pourtant pas du tout cette lecture qui m’a fait découvrir Toni Morrison. Home sera plutôt un point de départ à la lire de nouveau, une amorce plutôt qu’un aboutissement. Peut être, comme les personnages, il faudrait que je reprenne la route en revenant en arrière pour mieux comprendre, en suivant le fil des oeuvres de Toni Morrison afin d’éprouver le sentiment qu’Home est la fin du voyage.

 

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Soie d’Alessandro Barricco

Soie d’Alessandro Barricco est un de ses jolis petits livres que l’on garde précieusement. Mais comme je suis sympa, je le partage avec vous.

De quoi ça parle alors? 

C’est l’histoire d’Hervé Joncour, éleveur de vers à Soie qui entreprend vers 1860 plusieurs expéditions périlleuses pour le Japon afin d’y récupérer les vers sains qui pourraient sauver son entreprise suite à une épidémie en Europe. On y retrouve toute la fascination de l’époque pour le Japon, sur fond de voyages, guerres et amour.

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Ce que j’en ai pensé? 

Ce livre est un petit trésor. Si court mais si dense en émotions. Il contient de très belles images poétiques et mène tout en douceur à des réflexions sur la vie, l’amour, les choix que l’on prend et finalement ce qui compte vraiment. Car ce n’est pas seulement un voyage au Japon pour rapporter des vers à Soie qu’Hervé Joncour mais un véritable parcours initiatique intérieur. La plume est légère, légère et empreinte d’une douce sensualité comme la soie. Le triangle amoureux qui se dessine est plein de pudeur et de non dit comme le livre qui condense les émotions en peu de mots. Le désir du nouveau et de l’exotisme contre la douceur du foyer…

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Et le film ? 

J’ai trouvé l’adaptation assez fidèle au livre.

Les acteurs sont très bons (Keira Knightley, qui décidément tourne beaucoup de films issus de livres, Michael Pitt et Alfred Molina). Les paysages du Japon sont grandioses et les panoramas envoûtent tout autant le spectateur que le héros! La grande difficulté pour le réalisateur était de traduire le roman en rendant les impressions poétiques que laissent le goût des pages de Baricco. J’ai aimé le parallèle des contrastes entre les deux femmes et le paysage dans lequel elles vivent: le jardin fleuri de la femme et la maison isolée sous la neige de la mystérieuse jeune japonnaise. La scène où elle sert le thé est particulière belle. L’adaptation met l’accent sur le sentiment amoureux ce qui n’est pas sans quelques éléments de pathos et de grandes musiques mais certaines scènes retranscrivent la sensualité du livre d’origine.

Le pari était risqué mais je le trouve réussi.

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La rêveuse d’Ostende d’Eric Emmanuel Schmitt

C’est un joli recueil de nouvelles que nous offre Eric-Emmanuel Schmitt avec la rêveuse d’Ostende.

Je vous donne quelques unes de mes impressions…

Je partais très positive, un peu conquise d’avance car j’aime beaucoup cet auteur. Il faut dire que l’écrivain aussi doué pour l’incision des répliques de théâtre que pour le déploiement d’univers des romans , maîtrise l’art de transmettre toute une palette d’émotions en peu de mots (comme avec Oscar et la dame rose).

J’ai aimé écouter avec le voyageur le récit de l’amour de jeunesse de sa logeuse, une vieille dame qui déroule son fil pour piéger le lecteur dans l’interrogation. Cet amour presque lyrique serait-il une véritable histoire, un souvenir déformé, ou un joli conte amoureux? Cela se rapproche sans doute de la réflexion de Stendhal sur la cristallisation en amour…

Et c’est peut-être le point commun de toutes ces nouvelles interroger l’image de l’amour:

Amour réel ou imaginaire? miroir aux alouettes? rêve impossible? souvenir déformé?

Des histoires qui se lisent très vite et avec plaisir!

Vous l’avez compris j’ai aimé ces nouvelles même si je reste une inconditionnelle des romans où l’on a plus le temps de s’imprégner d’une histoire et de connaître les personnages.

Ce petit livre est parfait à lire quand on risque de ne pas avoir le temps de consacrer beaucoup de temps à la lecture sans être intérrompu.