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Crime et châtiment de Dostoïevski

Alors, de quoi il parle ce grand classique : Crime et châtiment

L’intrigue se situe à Saint-Pétersbourg, en 1865. Le héros, Raskolnikov, est une jeune homme qui a du arrêter ses études par manque d’argent, et se retrouve endetté et extrêmement pauvre. Lui qui est persuadé d’être appelé à un grand avenir, ressasse dans sa mansarde crasseuse l’idée qu’il doit commettre un crime…

J’avoue que la critique sociale, même si en soi elle m’intéresse, a dans sa traduction quelques longueurs. Les passages théoriques m’ont paru très insipides mais sans doute parce que les personnages qui tiennent ces discours politiques sont trop exaltés pour que leurs propos ne soient crédibles.

La misère de Sonia est bien plus parlante dans sa dignité à faire vivre sa famille. Car il faut tout de même le dire Raskolnikov est parfois exaspérant, notamment sa croyance en sa capacité à juger qui a le droit de vie ou de mort en s’auto-constituant comme un surhomme. Même celui-ci trouvera presque grâce aux yeux du lecteur face au caractère haïssable de la vieille dame qu’il assassine, son attitude charitable face aux miséreux, et à son repentir à la fin du roman qui donne une touche morale.

Mais l’analyse des troubles de Raskolnikov est elle passionnante. Et l’on sombre avec lui dans sa chute. Vous l’aurez compris, c’est thème de la folie qui m’intéressait tout particulièrement. Le projet du crime en soi est déjà dément mais sa réalisation maladroite, qui réussit grâce à un lot de coïncidences donne un grand suspens à la scène. Notre Raskolnikov manifeste alors de nombreux troubles physiques et mentaux: les insomnies, la fièvre, les troubles de la mémoire et de la vision, et surtout la paranoia. La souffrance semble sa seule planche de salut, et cela le conduira aux aveux et au bagne.

Ce qui est passionnant dans Crime et châtiment, c’est que de nombreuses réminescences de ce thème de la folie se trouvent dans l’oeuvre. Les personnages sont pris comme exemple des différentes types de folie ou troubles psychologiques: car il y a également la folie de la mère de Sonia, phtysique, ou celle de l’ancien patron de Donia , Svidrigaïlov, qui souffre d’obsessions sexuelles ce qui le conduit au suicide mais aussi l’addiction alcoolique du père de Sonia, Marmeladov. La palette de personnages est ainsi aussi riche que la psychologie du héros.

Crime et châtiment : un roman passionnant!

  • Toujoursalapage (25 février 2017)

    J’avoue que la lecture de votre article, me pousse à la réflexion et me redonne l’envie de relire ses auteurs slaves. Merci

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